SailorFuku est un jeu de mode où tu incarnes une jeune lycéenne, dans la ville de SailorCity, au Japon.
Rencontre d'autres joueuses, évolue dans ta carrière et drague les personnages de ton choix !

    Informations

    Présidente :
    Yokai
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    Date de création :
    le 05/08/2015 à 13:19

    Présentation
    Modifié le 05/08/2015


    ♦ RPG ♦ Le Royaume de Nevrestir ♦ RPG ♦



    ♦Histoire
       
    ♦Règles
       
    ♦Formulaire






    ♦ Histoire ♦

    En l'an 1208, le royaume de Nevrestir est à son apogée. La paix règne entre les petites cités, la plus grande, là où réside le roi, Inyargel, est le paradis du commerce et de la richesse du royaume. Nervrestir est connu pour ses grandes batailles pour avoir acquérait le territoire qu'il est en ce moment, seulement une armée se démarque de celle qui cherche à étendre le territoire: L'armée Wing Of Iron.
    Le but de l'armée Wing Of Iron est de se battre contre un ennemi se trouvant au sein même de Nervrestir: Les sauvages de Eleglar. Mais qui sont ces sauvages qui demande une importance toute particulière ?
    Eleglar est une vaste forêt occupant une grande partie du royaume de Nervrestir, se trouvant aux abords de la cité Inyargel, entourant même d'autres villes importantes pour la cité. Mais cette forêt est habitée par d'étranges citoyens: Les Eleglardiens surnommés les sauvages de Eleglar. Leur apparence les différencies de humains, en effet ils ont tous un aspect hybride, que se soit des simples oreilles d'animal à un des pattes.
    Depuis maintenant 3 siècles ses créatures furent découverte et suite à la peur des hommes a été crée l'armée Wing Of Iron.
    Mais certains esprits sont différents en cet an 1208, certains vont vouloir protéger les Eleglardiens et certains les supprimer. Les Eleglardiens ont aussi infiltrer la cité de Inyargel afin d'étudier les comportements humain. Mais depuis cette découverte les lois très sévères dicté par le Roi de Nevrestir il y a 3 siècles sont abominables:
    - Tout citoyens aidant les sauvages subira un châtiment physique et mentale qui peut aller jusqu'à la mort.
    -Tout sauvages découvert au sein de la cité devra être dénoncé et subira la pire des tortures et sera réduit en esclavage.
    -Tout esclaves sauvages amener par la Wing Of Iron seront vendu et dans aucun cas l'acheteur ne pourra le libérer sous peine de châtiments.
    - Aucun esclaves sauvages ne pourra se rebeller sous peine de mort.

    De quel côté vous humains serez vous ?
    Comment, vous Eleglardiens allez vous faire pour rester en vie ?



    ♦ Règles ♦

    ♦ Ecriture romanisé autorisé ♦
    ♦ Perso' ilimité tant qu'ils sont tous jouer ! ♦
    ♦ Une maturité est attendu dans ce RPG, donc pas de kikoo ♦
    ♦ Yaoi/Yuri autorisé ♦
    ♦ Toute scène hot en mp, mais ce n'est pas la principale attention du RPG ♦
    ♦ Pas de pub ♦
    ♦ Ce RPG est d'inspiration fantastique médiéval, donc éviter les images avec des uniforme de lycéens où tout autre tenues modernes ♦
    ♦ Pas d'armes à feu et ni de pouvoirs ♦
    ♦ Pour l'armée Wing Of Iron, de préfèrence des personnages en armure ♦
    ♦ Apparence Mi-Humaine/Mi-Animal pour les Eleglardiens ♦
     ♦ Essayer d'avoir un language d'antan au sein du RP
    G♦
    ♦ Pas de PLAGIAT ♦





    ♦ Formulaire ♦

    Nevrestirien:
    ♦Pseudo
    ♦Nom/Prénom
    ♦ Age
    ♦ Citoyen* ou Wing Of Iron** ( * Préciser métier/** Préciser Grade et arme de prédilection)
    ♦ Caractère
    ♦Histoire
    ♦Autres
    ♦ Duo
    ♦ Image

    Eleglardien:
    ♦ Pseudo
    ♦ Nom/Prénom
    ♦ Age
    ♦ Statut* : (* Guerrier / Libre / Esclave )
    ♦ Apparence et Arme
    ♦Caractère
    ♦ Histoire
    ♦Autres
    ♦Duo
    ♦Image

    Club perso' ♦ Ici


    blablabla
    blablabla 


     Tu plagies, tu meures !!!
    By Yokai@ (Avec la grande aide de YukaiiUso )

    Discussions

    [ Je sais pas vraiment comment continuer après ._. ]

    Okiko avait mal. Elle avait mal à force de marteler le dos de celui qui semblait sans vie. Elle avait mal à ses mains, encore couvertes de sang caillés, qui s'effritait tel une peinture rougeâtre de mauvaise qualité. Le corps entier souffrant de ses blessures, de ses mouvements brusques qui firent craquer ses os. Elle avait mal à la tête, à force de réflexions abyssale, vouée à disparaître dans les méandres de son esprit. Les larmes coulant sur ses joues étaient réels. Alors pourquoi, à l'intérieur, elle ne sentait que du vide ? A l'intérieur, ce n'était ni chaud, ni froid, il n'y avait pas d'os, pas d'organes, pas de sang, pas de chair : il n'y avait rien. Le néant. Un néant abyssale, où rien ne pouvait survivre. Un endroit où la tristesse s'estompe, où le bonheur n'a plus raison d'être, où l'amour est sentiment inconnue, et l'instinct animal est effacée. Où le seul maitre est un esprit malade, torturé d'interrogation et de regrets. Dans ce corps, Okiko n'a plus rien, elle ne sent plus rien, elle n'arrive qu'à entendre les échos de son esprits l'engueulant. Des résonnances contre les parois de sa peau dur comme la roche, souillés de sang qui n'est pas le siens. La jeune hybride aurait sûrement pût accepter les choses ainsi, si l'amour avait régner dans son corps, dans son esprit à vif, et dans son cœur. C'est d'ailleurs cet instinct terrifiant qui la poussa à rependre les cadavres de soldats sur les pavés de la ville, à laisser couler le sang entre les dalles, comme de l'eau sale finissant sa course dans les égouts. Les coups de l'hybride stoppèrent brutalement, elle resta sur le sol, les jambes baignant dans ce liquide pourpre crasseux de poussière et de cendre. A vrai dire, elle aimait bien cette couleur. Après tout, c'était aussi la couleur de son armure. Où était-elle, déjà, cette brave armure, fidèle amie l'aillant accompagnés à la guerre, maintes et maintes fois ? L'hybride n'arrivait pas à réfléchir plus, elle voyait pourtant, parfois, des images de son marais, de son très cher marais, apparaître dans son esprit. Là bas, l'air était si frais, si doux, un peu humide, les jours de pluies, mais le jour suivant, la floraison des fleurs sauvage n'en était que plus belle, les gouttes perlant le long des pétales des roses et jacinthes les sublimaient davantage. Les feuilles des arbres centenaire se soulevaient lentement sous la brise, comme dans une chorégraphie commune, laissant apparaître parfois le soleil lors de son zénith. Les rayons passait entre la masse de verdure couvrant le dos des grands arbres, comme des dames portant élégamment des manteaux de fourrures. La terre, parfois rouge de dessèchement, était pourtant fertile, et produisait des l'herbe verte abondement, une herbe sauvage où quelques coquelicot parvenait parfois à pousser. L'eau de la rivière de Jade, constamment fraîche, éternellement belle et reposante, laissait parfois sortir à la surface de belle fleurs blanche, jaune ou rose pastel. Dans une eau aussi clair et cristalline, on voyait parfois les racines entremêlés descendre dans les tréfonds de la terre, comme des liens, des échelles montés à l'envers. Les poissons argentés venant de la vase remontait à la lumière, et laissait leur nageoire, leur écailles à la couleur si spéciale briller contre quelques rayons de lumières. L'eau provoquait des remous, et menaçait de happés les malheureux voulant contempler sa beauté de plus près les jours d'orage, où la pluie et les cieux déchainaient leurs colère et tristesse, faisant déborder de son lit la brave rivière, nymphe des eaux brillant de sa colère et de sa beauté d'émeraude. Un rire fade la tira soudainement de ses songes. Elle qui pouvait presque entendre les oiseaux chanter au creux de son oreille. Toute ces pensées laissèrent place à un questionnement, une simple question qui résonna dans tout son corps, qui ressortit en forme d'écho lointain, de chuchotement à peine audible :

    - Pour qui ai-je quitté tout ça..?

    La réponse était pourtant évidente : Adalric. Mais la peur vint la bousculer, sous un autre questionnement dérangeant. Serait-il capable d'en faire autant pour moi ? Perdue, la jeune femme regarda l'homme se lever, ayant fini son rire sardonique, laissant crisser son arme le long des pavés de la rue. Il dégagea la bouche d'égout, et lança un regard entendu à l'hybride, un regard triste, mais surtout, accusateur, un regard qui lui glaça le sang. Il descendit, laissant derrière lui seulement quelques bruits de pas écrasée dans l'eau crasseuse et trouble, puis quelques sanglots, suivit d'un tintement de lame. La jeune hybride compris. Elle compris l'étendue de son geste, et en soufra encore plus. Ce regard était insupportable, elle ne voulait pas qu'il la voit comme ça. Dans ces yeux, c'était des années de guerres, de regard apeurés, d'insultes qui refirent surface. L'amour. Stupide amour. Connerie d'amour. Si elle n'était pas amoureuse, elle ne serait jamais venue jusqu'ici, n'aurait jamais tenter de protéger celui qu'elle porte si farouchement en son cœur. Elle aurait épargner des vies. Humaines ou hybrides, aucune importance, Adalric avait réussi à lui faire oublier la barrière. Mais elle se sentait stupide, si stupide d'être guidée par un instinct, par un sentiments, alors qu'elle est capable de réfléchir d'elle même. A cet instant, elle se sentit plus hybride, plus animal, plus idiote que jamais. Elle se releva lentement, ne portant guère attention à sa robe de nylon crasseuse, rouge, collant à ses jambes poisseuse. Elle alla voir les cadavres. Tant qu'elle entendait les sanglots, elle restait un peu plus en haut. Le premier gisant à ses pieds était jeune. Sa tête était tranchés à moitié, retenue par un peu de peau et de muscles. Elle toucha sa peau froides délicatement, craintivement, de peur que la tête ne se ranime et la morde, peut être. Enfin, ce serait légitime. Elle tira le cadavre, et le mit droit, la main sur le cœur, l'autre le long du corps, la tête sur les épaules. Enfin, du mieux que l'hybride le pouvait. Et elle répéta la même action sur chaque cadavre. Elle ne pleura pas une seule larme, mais eu un mal de chien à les retenir. Chacun de ces hommes avaient une famille, des frères, des sœurs, des fils, des fils, des femmes. Aucun d'entre eux ne rentrera ce soir à la maison. Et pourquoi ? Parce qu'une hybride, une stupide petite hybride, avait jailli avec son courage et son couteau et les avait tous tué de sang froid. A vrai dire, si la jeune femme pouvait remonter le temps, elle se laisserait bien emmener à la place d'Adalric. Pour faire taire son amour, et pour y répondre en sauvant l'homme qu'elle chérie, malgré ses faiblesses et sa passion qui n'est sûrement pas réciproque. Elle s'en voulait énormément. Parce qu'elle, elle vivait, alors qu'elle n'avait plus aucun but, à présent. Elle non plus, ne rentrera pas ce soir. Sauf que personne ne l'a jamais attendu. Personne ne l'attend. Personne ne l'attendra jamais. Parce que personne ne l'aime, parce que l'amour est un mensonge, et parce que personne n'aime les hybrides. Elle chercha dans les poches des soldats des objets, des doux objets, des pendentif, ou autre, et les fourra dans les main raides, qu'elle referma doucement. Elle posa ses main sur le sol, et s'inclina respectueusement devant eux, touchant le sol crasseux de son front.

    - Pardonnez moi. Je prie pour que, dans un autre monde, vous aillez tous une vie meilleure.

    Sur ces mots, elle se redressa, et descendit lentement les égouts, où patauge rats, souris, qui semblent se moquer d'elle. Avançant dans la pénombre, elle regarda devant elle. A contre jour, une forme fût discernable, en pleurs. La jeune femme faillit s'arrêter, mais la fierté l'emporta. Si elle avait tuée tant de jeunes âmes pour Adalric, elle le protégera, même si elle doit devenir l'ennemie de tous, et vivre une vie de solitude et de doutes aux côtés d'un homme qui n'éprouve que du dégoût à son égard. Car au final, quand l'hybride y repense, elle n'a fait qu'une erreur dans sa vie : vivre.

    -Si tu m'avais écouté... Si tu étais resté caché comme je te l'avais dit !

    La jeune femme s'arrêta à ses côtés, regardant l'horizon. Face à eux, c'était les champs, et loin devant, c'était la forêt. Mais ce paysage était pénible à contempler. Son cœur saignait. Du mois, ce qu'il en restait.

    - Si j'étais restée ici, j'aurais du vivre avec la culpabilité de ta mort sur le dos, et j'aurais mener une vie dénués de sens, d'objectif, dans les tréfonds de mes marais, où je serais morte vieille, des regrets plein l'esprit, et la mort dans la peau. Ne rend pas ce sacrifice de vie humaine plus pénible encore à mes yeux, je n'ai fais ça que pour toi. Si tu ne veux plus de moi, chasse moi. Je l'aurais déjà fais, à ta place. Mais ne rend pas ces meurtres affreux dont je suis l'auteur aussi inutile. Vis. Et si tu ne le fais pas pour toi, ni pour moi, fais le pour eux.

    Sur ces mots, en retenant ses larmes, la jeune femme s'extirpa doucement du conduit, d'une démarche bancale et blessé, comme un pitoyable animal.

    Pitoyable animal qu'elle est...
    à 15:00 le 21/02/2016
    [J'ai réussi à faire la suite ! >_<]

    Le sol était froid, et le choc avait été rude. Le front brûlant et les oreilles sifflantes, il n'entendait que les murmures de ce qui avait autrefois été ses camarades. Les murmures se firent plus fort, tandis que certains hurlaient déjà à la sorcellerie. Certains essayaient encore de le protéger après qu'il l'ai vu faire... « ça » ? Ses yeux vitreux brillèrent un instant, une fierté passagère, bientôt remplacée par la honte et le déshonneur. Les autres n'étaient pas dupe, si envoûtement il y avait eu, ce n'était pas définitivement pas dû à la magie. Il avait protégé une hybride, une meurtrière.
    Fermant les yeux un court instant, faisant fît de la douleur qui s'étendait dans sa poitrine, il appuya ses doigts contre le sol boueux et froid, tentant de se rattacher à des souvenirs heureux.
    Mais tout ce qu'il parvenait à voir c'était son père, le grand héros, qui avait finalement un fils indigne. Pire, il avait trahis la cité entière, promis à un destin pire que la mort.
    Sa mère ? Morte par sa faute, par ce qu'il n'avait pas voulu suivre les règles. Morte par ce qu'il n'avait pas voulu monter les échelons. Pourquoi ? Pas pour rester auprès de ses hommes, comme tous pouvaient le penser, mais par ce qu'il aimait se sentir différent, se sentir puissant.
    Il n'avait pas daigner revoir son père, et avait signé par la même la mort de sa génitrice.
    Même les biscuits qu'elle lui faisait en attendant son retour à la maison avait désormais un goût de cendre. Un goût de sang. Il entrouvris la bouche, laissant passer un filet rouge, certainement dû à sa chute sur le sol après que les soldats l'ait rattrapé dans sa course.
    Il n'avait pas cherché à fuir. S'il l'avait voulu, il serait partis avec l'hybride.
    Mais renier tout ce qu'il était pour une vie de vagabondage et d'errance pérpetuelle, pourchasser par les soldats de l'armée Wing of Iron ? Il n'avait pas pu s'y résoudre.
    Maintenant qu'il pouvait réfléchir à tête reposé, le temps passant alors à une vitesse extrêmement lente à cet instant, il se rendait bien compte de l'hypocrisie de la chose.
    Rester ici revenait à une mort toujours aussi déshonorante que s'il avait fuis.
    S'il était partis avec l'hybride...Okiko. S'il étais partis avec Okiko...
    Il n'aurait pas réussis à la regarder dans les yeux, incapable d'éprouver autre chose que la honte de s'être enfuis après avoir blessé un autre soldat.
    Il gémit lorsque l'un des hommes passa sa botte au creux de son flanc. Avant de soupirer et laisser retomber sa tête contre le pavé : inutile de penser à la douleur, elle finirait bientôt par partir une fois qu'il se serait fait coupé la tête.
    Le temps continua de passer au ralenti, tandis que quelques hommes étaient partis disperser la foule qui s'ameutait dangereusement près d'eux.
    Adalric n'était pas un héros que pour les soldats de bas rang, mais aussi pour le peuple en totalité, mieux valait alors les tenir éloignés pour éviter une révolte, qui serait à coup sur terminée dans le sang et la mort. En effet, à force d'histoires saugrenues qui s'étaient répandus dans toute la vie, il avait pour lui un palmarès digne des plus grands héros que l'histoire n'est jamais connu.
    Les plus cultivés n'étaient pas dupe, Adalric n'avait jamais rien fait d'extraordinaire dans sa vie, se contentant pour la plupart du temps d'exécuter les ordres sans rechigner.
    Il eu l'impression de voir toute sa vie défiler, se demandant à quoi il pourrait bien penser le jour de son exécution. Il réussit même à sourire à travers ses cheveux corbeaux trempés et salis recouvrant presque la totalité de son visage.
    Et puis des mouvements rapide devant lui, ses oreilles sifflantes ne lui laissant pas l'occasion d'entendre quoi que ce soit hormis des bruits étouffés, et l'odeur du sang.
    Ses pupilles se dilatèrent tandis qu'il se redressait péniblement en s'appuyant sur son coude.
    Un spectacle de mort s'offrait alors à lui. Le temps qui semblait s'éterniser passait désormais à une vitesse folle, les corps tombant un à un dans des rictus de douleur et d'incompréhension.
    Là ou tous aurait vu de simple cadavre aux regards vitreux et ne regardant plus que le néant, Adalric y voyait des visages qui viendraient le hanter chaque nuit, bien plus que toutes les autres personnes qu'il avait pu tuer jusqu'ici. L'hybride les avait tuer un à un, mais il était le seul responsable, le seul vers qui les regards se tournaient avant que la mort ne vienne les extraire de cette enveloppe charnelle complètement détruite par les assauts d'Okiko.
    Se sentiment de frénésie qu'il ressentait à chaque bataille, il le voyait dans ses yeux à elle.
    Comme un loup qui attaquait sans distinction sur tout ce qui barrait sa route, elle tranchait les gorges avec une délectation palpable, se repaissant de la mort de ses camarades.
    Il hoqueta lorsqu'il ne resta plus qu'un soldat, celui qu'il avait déjà blessé et qui ne parvenait même plus à bouger sous l'effet de la peur et de du désespoir.
    Il tenta vainement de se relever, s’arque boutant en tenant son flanc, absorbé par la scène qui se déroulait devant ses yeux. Il n'avait eu le temps que d'écarquiller ses yeux avant qu'elle ne lui tranche la gorge à son tour, sonnant le glas de sa piètre tentative d'héroïsme.
    Il s'était déjà imaginé la scène : elle, sauvée, retournant dans ses marais pour se préparer à une nouvelle vie, partir loin d'ici et retrouver l'espoir, et lui qui avait sauvé celle qu'il aimait, et qui finissait décapité, sa tête ricochant contre le sol. Il avait voulu en finir avec cette vie, trop encombrante. Il ne pouvait pas choisir entre sa patrie et la femme de sa vie, alors il avait trouvé une autre solution, plus radicale. Le choix d'un lâche.
    Lorsqu'elle s'approcha de lui, toute l'émotion qu'elle avait ressentis l'instant d'avant disparu, laissant place à ce qui semblait être de la tristesse. Déphasé, il était encore une fois totalement déphasé.
    Il l'a laissa une nouvelle fois martelé son dos, entendant ses pleurs et ses gémissements saccadés.
    Il finit par sourire puis par rire, un rire fade et saccadé par ses toussotements, pendant qu'il secouait la tête. Il était responsable de la mort de ses compagnons, et les remords laissaient la place à la colère. Si elle n'était pas venu, il n'aurait pas eu à supporter tous ses morts.
    Il lui caressa instinctivement ses cheveux dorées, tandis qu'elle continuait de gémir contre lui, la douleur et la peine prenant le dessus après qu'elle ait tué tout ses hommes.
    Pas un seul regard vers eux, il ne le supporterait pas. A la place il se contenta de l'écouter silencieusement, ne parvenant pas à savoir s'il avait réussit à lui faire parvenir une réponse ou si ces lèvres étaient restées closes. Aucune importance. Il avait choisit de rester un émettant l'hypothèse que partir avec elle reviendrait à ce qu'ils les pourchassent jusqu'à la nuit des temps.
    Mais la vérité était tout autre : il n'avait pas voulu choisir. Aimer passionnément une personne, c'était rester avec elle quoiqu'il en coûte, mais il ne voulait pas faire ce choix.
    Égoïste, il avait finit par conduire la jeune femme éperdue à tuer sans considérer un instant qu'elle mettait elle aussi sa vie en danger. Et maintenant, il ne savait plus quoi faire.
    Et puis il redressa son visage, écarquillant les yeux face à la vérité : il était toujours dans la cité, encerclé par des morts. Maintenant qu'elle était ici, il ne pouvait pas simplement abandonné.
    Une nouvelle fois, il se leva rapidement, trop rapidement, ne laissant pas à la jeune femme le temps de comprendre ce qui arrivait, avant qu'il ne ramasse sa hallebarde et commence à partir.
    Sans elle. Il finit par ralentir le pas en la regardant vaguement, avant de reprendre sa route, sachant qu'elle le suivrait. Loin de répondre aux sentiments intense de l'hybride, il avait choisit la voix du silence, la voix du couard. Encore une fois incapable de montrer ses sentiments, il se contentait de marcher spasmodiquement, comme un cadavre ambulant, tandis que sa hallebarde crissait contre le sol froid et puant. Il se glissa dans le conduit dégoût, empruntant avec l'hybride le long tunnel qui l'amenait déjà vers la lumière, vers la sortie. Du moins avant qu'il ne s'écroule contre le tuyau froid et granuleux et ne se mette à pleurer lamentablement en se tenant les côtes, tiraillé par la douleur physique et mental. Incapable de faire un pas de plus, il était même près à rester ici jusqu'à ce que mort s'en suive. Par ce que maintenant, il savait qu'il n'avait pas sa place dehors, et qu'il n'avait plus sa place dans la cité. Désemparé, il passa sa main sur ses lèvres en faisant taire ses gémissements saccadés. Plus de honte à avoir, il avait l'impression d'être déjà mort.
    Sauf que le regard brûlant de l'hybride lui rappelait bien qu'il était toujours en vie.
    Si tu m'avais écouté... Si tu étais resté caché comme je te l'avais dit !
    Il avait haussé le ton, laissant sa rage et son désespoir se déversée contre l'unique personne qui pouvait encore l'aider à ne pas sombrer. Mais c'était bien là le problème. Il voulait sombrer.

    -----

    Retirer le filet ne fût pas de toute simplicité pour Seigi, qui avait finalement dû parvenir à rester calme et maîtriser l’amas de câble face aux « assauts » de la féline, qui s'était contenté au final de quelques griffes bien placées sur ses bras et ses mains. Par la suite, elle feûla lorsqu'il prit les mains contre les siennes, ses jambes se cambrant pour bondir en arrière, avant que son regard ne rencontre le sien et qu'elle laisse ses genoux reposer une nouvelle fois contre terre.
    Le sol était froid, sec et dur, tandis que le regard du jeune homme était doux et tiède.
    Elle se surpris à ronronner, avant d'entendre sa respiration saccadée et ses mains tremblantes, offrant là une vue des plus misérables.
    Seigi n'avait pas l'air dans un meilleur état, sans doute s'en voulait-il de l'avoir laisser dans les filets.
    Pas assez sotte pour penser que c'était entièrement la faute du jeune homme, elle savait fort bien qu'elle était l'unique cause de ce qui venait de se passer.
    Encore une fois, elle n'avais pas pris la peine de réfléchir aux conséquences avant d'agir impulsivement, ce qui lui avait valu un beau bleu au niveau de la nuque.
    Si elle était sur une autre petite bombe, les conséquences auraient pu être largement plus dramatique, même si elle se doutait, maintenant qu'elle se permettait d'utiliser son cerveau,
    que l'utilisation momentanée de cette petite bombe allait avoir des conséquences néfastes concernant la mission du jeune soldat, à savoir mettre la main sur le chef du groupe de rebelles.
    Elle n'eut pas le temps d'entrer plus profondément dans ses réflexions que le jeune soldat finissait par la blottir dans ses bras, lui laissant échappement un jappement que sa chaleur ne se diffuse contre tout son corps, des fourmillements la laissant pendant quelques instant engourdies.
    La prendre dans ses bras, c'était un peu lui rappeler qu'au final elle n'était encore qu'un chaton,
    un chaton abandonné par ses parents bien trop tôt pour qu'elle s'y attache.
    Et pourtant, la sensation qu'elle ressentait tandis qu'elle se blottissait plus profondément dans ses bras lui rappela vaguement ce qu'elle avait ressentis encore toute petite.
    Sans doute sa mère l'étreignait le soir, avant de dormir, bercée sous la lumière des étoiles.
    Ses yeux étaient encore éblouis par le flash, et ses oreilles sifflaient encore suite au choc, aussi laissa-elle ses oreilles pointues vagabonder d'un côté à un autre, cherchant des sons sur lesquels s'accrocher. Le bruit saccadé des mains de Seigi contre sa chevelure argentée finit par l'apaiser totalement, sa respiration redevenant aussi calme et silencieuse qu'avant l'impact.
    Lorsqu'il se décida à parler, alors même qu'elle était presque entrain de sombrer pendant un court instant dans un sommeil réparateur, sa voie fluette lui fît écarquiller les yeux sous la surprise,
    lui arrachant un soubresaut, avant qu'elle ne se mette à ronronner en plissant les yeux.
    « Je suis désolé » ? C'était elle l'unique fautive, pourquoi avait-il besoin de se sentir coupable ?
    Elle l'observa un instant, regrettant de ne pas être plus humaine, plus empathique.
    Simplement, ce qu'il éprouvait, ce sentiment de culpabilité, elle n'arrivait pas à le comprendre.
    Rien. Elle ne ressentait rien. Ou elle finissait bien vite par l'oublier.
    Ainsi, le sentiment de peur et de faiblesse qu'elle avait ressentis l'instant avait presque complètement disparu. Remplacé par un nouveau sentiment, bien plus intense, et surtout... Totalement incompréhensible. Un petit quelque chose, niché au creux de la poitrine, qui lui donnait des rougeurs aux joues et un sentiment de flottement continu.
    Très désagréable. Extrêmement désagréable.
    Le sentiment disparu au moment où il lui fît la promesse qu'elle ne deviendrait jamais une esclave, qu'elle ne serait jamais abandonné entre les mains d'hommes bien moins amicales que le jeune homme. Les promesses étaient futiles. Un mensonge, comme lorsque ses parents lui avaient promis qu'ils resteraient toujours ensemble. Elle se détacha légèrement, ne s'entend plus autant la chaleur du jeune soldat contre sa peau froide. Un frisson lui parcouru l'échine un instant, tandis que le sentiment de chaleur qu'elle avait ressentis un instant et qui lui avait paru totalement étranger faisait place une nouvelle fois au vide qu'elle ressentait dans sa poitrine.
    Les promesses étaient comme des roses : annonciateur de bonnes choses, elles finissaient toujours par blesser, les épines pénétrant la peau et laissant un goût amer.
    Essayer d'y croire, puis le repousser, essayer une nouvelle fois d'y croire et repousser de nouveau.
    L'esprit de la jeune hybride était constellé de questions et d'objections, luttant pour ne pas laisser entrer des sentiments qu'elle pourrait par la suite regretter.
    S'attacher à une personne, c'était l'assurance de souffrir en la voyant partir, par ce qu'une nouvelle fois elle savait que personne ne pouvait rester éternellement ensemble.
    Les hybrides vivaient plus longtemps que les humains, et étaient moins sujet aux maladies que ces derniers. Elle avait vu de nombreuses personnes mourir sur les routes menant à la cité.
    Au départ, elle a avait eu pitié d'eux, avant de se détacher une nouvelle fois de ce sentiment jugé trop encombrant, trop lourd à porter. Maintenant, elle ne réagissait même plus au cri d'agonie des enfants perdus dans la forêt. Ce qui arrivait bien souvent lorsque les parents, trop pauvres pour nourrir leur famille, finissait par abandonner les moins à même de survivre.
    Elle avait entendu parler d'hybride qui s'était épris de bambins, et les avaient finalement adoptés.
    Une vieille histoire racontait même qu'au cœur de la forêt se trouvait une vieille sorcière qui recueillait tous les enfants perdus qui tombait sur elle. Pour les manger.
    Elle cligna des yeux, retombant une nouvelle fois sous le regard doux et rassurant du jeune homme, qui s'était détaché d'elle pour lui sourire amitieusement.
    Les petites bombes s'entrechoquèrent sur le sol, ainsi que ses armes, qu'il avait pris soin de tenir loin d'elle. Elle se concentra un instant, avant de comprendre que même si elle avait pensé ne plus ressentir aucune peur, ses mains et ses lèvres étaient encore légèrement tremblante, son corps palpitant parfois comme pour lui signifier qu'il n'avait toujours pas digérer le choc qu'elle venait de subir. Bien sur qu'elle avait eu peur, horriblement peur.
    Mais cette manière qu'il avait de la fixer... Elle rougit de nouveau, cédant une nouvelle fois à ce sentiment nouveau et enivrant qui emplissait son corps tout entier, écarquillant ses yeux face à des paroles aussi remplis d'émotions. A force de croire qu'elle était la seule à subir la solitude, elle avait finit par en oublier qu'elle n'était certainement pas la seule orpheline sur terre. Et il était un soldat en plus de ça. Un soldat de la Wing Of Iron, détesté autant par les hybrides que par la population pour leurs idéologies bien trop souvent brutale et sans merci.
    Pour eux, pas de vie de famille ni de vie tout court, il finissait bien souvent tués dans une bataille ou à l'infirmerie avec les entrailles à l'air. Seul. Toujours tout seul.
    Ce mot raisonna encore quelques instant tandis que Seigi la grattouillait sous les oreilles pour se faire pardonner ce qu'il était, pas seulement pour ce qui venait de se passer.
    Elle finit par rapprocher son visage lentement, imperceptiblement, ses yeux brillants luisant d'autant plus que le soleil commençait à baisser dans le ciel, la forêt étant alors encore plus sombre.
    Et puis elle se mit à sourire en riant légèrement, son nez retroussé touchant presque le sien, sa queue fouettant le sol avant qu'elle ne se redresse en passant son regard partout autour d'elle, ses doigts effilés longeant le bras du soldat avant s'attarder sur ses épaules. Le pauvre bougre semblait réellement s'en vouloir, alors qu'elle n'avait jamais pensé à lui reprocher ce qui venait d'arriver.
    Bon. Peut être au début. Il l'avait laissé prendre la petite bombe et avait sourit juste avant la détonation, elle s'en souvenait très bien. Mais le regard perdu qu'il lui lançait...
    Non, elle ne pouvait décidément pas lui en vouloir. Aussi se contenta-elle de s'étendre en ronronnant bruyamment, avant de ramasser les bombes et lui tendre, son regard se perdant vers un point fixe.

    Ta mission n'est pas finit je crois. Si tu cherche encore leur chef, j'entends un détachement par … là. Trois hommes, qui avancent relativement vite.

    Elle lui jeta un nouveau regard, penchant la tête en attendant sa réponse.
    Sans doute s'attendait-il à une réponse larmoyante remplis d'émotions comme toute gentille humaine aurait pu lui octroyer. Mais laissé son côté humain prendre le dessus signifierais abandonner le rempart qu'elle s'était forgé pour survivre. Pas question.
    Elle détourna le regard, sentant une pointe de culpabilité face à l'impossibilité pour elle de lui témoigner un semblant d'affection, ou au moins de l'empathie.
    Et puis elle se remis à rire faiblement en « empruntant » une de ses armes, et en s'amusant à la faire tournoyer entre sa main.
    à 21:46 le 06/11/2015
    Eressëa hocha la tête. Il resta bloquer à le regarder.
    -Je suis désolé que ... Que, vous vous occupez de mes labeurs... Je ne sais pas comment vous remerciez... Peut être faire quelque chose en échange. Vous m'aidez tellement...
    Il était assez nerveux quand il sortit touts ses mots, il était aussi comme à son habitude à être rouge sans s'en rendre compte.
    à 18:31 le 05/10/2015
    [ Désolée de mon retard ! ]

    La douleur que le soldat infligeait à Okiko était insupportable. Il remontait les poignés de l'hybride vers sa nuque, provoquant des craquement, comme si ses os allait se briser sous la pression. La respiration haletante, l'hybride peinait à respirer sous l'emprise de la peur et de la surprise. Ses yeux restait ouvert vers les cieux, la tête en arrière, la gorge tendus, laissant échapper de temps en temps quelques gémissement quand le soldat serrait son emprise plus fort. Les yeux vert d'eau de la jeune femme était écarquillé, laissant les gouttes d'eau grisâtre venir salir leur couleur, s'embuant avant de laisser couler de lourde larme le long de ses joues creusé, contournant sa bouche entrouverte, laissant passer quelques sons étouffés, comme si l'on essayait de l'étrangler, les lèvres rougis couleur sang. Sa chevelure blanche tombait sur le visage du sadique tentant de broyer le corps frêle d'Okiko. C'était la fin. La vraie, cette fois ci. Elle se rendait compte un peu plus, à chaque seconde passant, que son corps était ridiculement faibles, sa force inexistante, et sa détermination en fumée. Pensait-elle sincèrement pouvoir sauver tout les esclaves alors qu'elle n'est même pas capable de se protéger seule ? Ses pieds se décollèrent du sol, se balançant en arrière, frappant farouchement les jambes de béton du garde la retenant prisonnière de ses mains sales et pervertie. Ses efforts étaient vain, elle le savait, mais elle ne pouvait pas accepter d'être contrôler de cette manière, elle n'acceptait pas la fatalité, le sort qui l'attendait.
    Okiko avait toujours voulu une belle queue de sirène, brillant de mille reflets contre un soleil doux et brûlant. Ou bien d'ailes, brunes, blanche ou ébène, la faisant décoller loin du sol crasseux des hommes, goûtant à l'air lui fouettant le visage. C'était son rêve depuis toujours, et encore plus maintenant, alors que la seule chose la décollant du sol était les mains graisseuse de l'homme derrière elle, luis empoignant la gorge et la serrant entre ses doigts, comme pour la tordre, tandis qu'il remontait les mains de l'hybride dans son dos. Elle tentait en vain de baisser le regard vers le sol pavés, cherchant ardemment à voir une dernière fois le visage d'Adalric , elle ne voulait pas mourir ainsi, mais elle voulait au minimum que ses dernières pensées soit paisible. Mais même si ses iris vert d'eau luttait pour descendre le regard plus bas, toujours plus bas, disparaissant presque derrière la peau entourant ses yeux, la gorge tendus lui faisait remonter la tête vers le ciel alors que ses jambes pendaient dans le vide, tentant en vain de frapper les jambes de bétons de son agresseur. Soudainement, son visage se décrispa, la douleur disparu, l'emprise de l'homme semblait partit en poussière. Pendant un instant, Okiko crût mourir. Une mort où la douleur n'existait plus, mais cette sensation disparu quand ses genoux heurtèrent la pierre des dalle recouvrant la route, lui écorchant la peau à travers le tissus crasseux. Elle n'eût pas le temps de tomber plus bas quand la main d'Adalric empoigna son bras, l'entraînant contre son gré dans l'obscurité des ruelles. Elle ne voyait plus rien, et peinait à respirer, tentant de capturer un peu d'air dans sa gorge gonflée et rougis. La douleur dans ses bras lui donnait la sensation qu'ils allaient tomber sur le sol, ou se briser en mille morceaux. Son visage était trempé, était-ce de larmes ou de pluie agressant sa peau bleutée ? Elle ne savait pas, ne savait plus, elle n'arrivait pas à courir correctement, elle trébuchait, s'aidant des murs devenant de plus en plus étroit autour d'elle, s'écorchant les paumes contre la pierre, regardant derrière elle, ayant peur de voir les mains de son agresseur lui tordre le cou, l'entraînant vers lui, dans l'obscurité crachant les cris des troupes humaines à leur trousse. Ses yeux larmoyant se fermaient, tordant son expression, en se laissant guidée sans résistance avec le jeune soldat tournant dans ce labyrinthe. Finalement, la course infernale se stoppa devant une bouche d'égouts que le jeune homme souleva. A c moment là, l'hybride n'avait toujours pas compris, et guettait de ses yeux craintif, ses yeux d'animal blessé, de proie, elle guettait les hommes courant dans leur direction, faisant teinté leur armes contre leur armures scintillante. Leurs bottes crissant sur le sol mouillés, plongeant dans les flaques brumeuses se rapprochaient en courant, et un sentiment que la jeune femme n'avait jamais ressenti si intensément lui serra la cœur.
    La peur. La peur de devenir une proie, le lapin chassé par la meute de loups, le poisson pris dans les filets des pêcheurs. L'hybride enchaîné par les humains. Elle n'eût pas le temps de paniqué plus, que les mains écorchés du soldat l'entrainait déjà, la faisant tomber sur le sol crasseux des égouts. Les paroles d'Adalric lui écarquillèrent les yeux, et son esprit embrumé par la stupéfaction et la peur se réveilla en un éclair, s'étant pris une décharge électrique. Sa gorge rougis et écorché peina à protester, se plaindre tandis qu'elle se relevait lourdement du sol crasseux sur lequel elle s'était étalé, déchirant sa cape dans la précipitation, ne pouvant que gémir, les yeux rivés sur la grille se refermant. La main tendu vers le jeune homme, en tenta de se lever, mais elle retomba lourdement sur ses genoux, trébuchant sur ses habits devenues encombrant, ne pouvant se remédier à lâcher du regard le jeune homme au regard triste, ses yeux vert pétillant presque, un sourire sur les lèvres, un sourire triste fendant le cœur de l'hybride.

    - N-Non, revient ! Tu vas mouri..ir... Cracha la jeune hybride, transformant ses plaintes et ses appels en murmure, en gémissement plaintif presque inaudible et écorchés.

    La jeune femme tenta d'atteindre la bouche d'égouts trop haute pour elle, criant presque au son du corps de l'humain heurtant le sol. Elle devait l'aider, il en faisait trop, il allait mourir si elle ne venait pas. Ses larmes coulaient le long de ses joues crispés, la bouche tordues, ses yeux embué lui obstruant la vue, mais ses mains ensanglanté à force de gratter le mur pour grimper ne cessait de chercher à enlever ce bout de fer qui l'empêchait d'aller sauver Adalric. Elle ne pouvait pas abandonné, elle ne devait pas. Elle tomba lourdement, essuyant les gouttes de son tombée sur ses joues, et chercha désespérément du regard un objet pouvant la sortir de cette prison d'obscurité. Soudainement, son regard fût attirer par une douce lumière, la lumière de la sortie, probablement. Elle était douce et chaude, et si hypnotisante qu'elle sût guidé les pas de l'hybride vers elle, une hybride semblant mourir à petit feu, rongé par la peur. Soudainement, ses pas se stoppèrent.
    Elle était immonde. Immonde pour se laisser emporter par un simple instinct animal lui criant de s'enfuir. Aujourd'hui, elle ne devait pas être hybride, mais pas humaine non plus. Elle devait être une sauveuse, une amoureuse, celle qui serait prête à n'importe quoi, même la mort, pour sauvé l'objet de ses désirs et de sa passion. Si elle abandonnait le soldat, il mourrait. Et si quelqu'un doit mourir aujourd'hui...

    - Ce sera moi... souffla la jeune femme, ignorant ses paroles résonnant dans le tunnel de crasse l'entourant.

    Okiko courut vers la bouche d'égout, et en prenant son élan contre le mur, sauta assez haut pour atteindre un rebord de fer de la bouche. Avec un deuxième coup de pied ridiculement faible, elle repoussa le morceau de fer et s'accrocha au rebords, se hissant péniblement hors de ce trou de cauchemar. Elle se redressa péniblement, et planta un regard sauvage dans celui des soldats la regardant, un sourire cruelle sur le visage. Sa peau était encrassé, ses cheveux collé et poisseux avec la pluie, sa gorge enflée, et ses habits déchirés et encrassé, mais elle avait un regard noble et terrifiant, menaçant. La soif de sang se lisait entre ses traits, et elle sortit de sa tunique une simple lame de fer qu'elle empoigna solidement, se coupant la paume contre la lame nue et brut de son arme.
    Aujourd'hui, le sang coulera.

    Elle s'élança contre les soldats, luttant contre un premier et réussissant à le désarmé, lui planta la lame dans le cœur au point de traverser son torse. L'hybride décoinça sa main recouverte de sang âpre et frais du cadavre qu'elle poussa contre un deuxième soldats, en faisant chuter quelques uns sur le sol. Okiko les acheva un à un en leur tranchant la gorge, faisant gicler le sang sur le sol. Un sentiments d'ivresse, de bonheur intense emplie son cœur fou à ce moment là, comme si chaque mort la menait un peu plus au chemin de la liberté. Comme si chaque mort protégeait, faisait vivre un peu plus longtemps Adalric. Elle continua le carnage, se débattant farouchement, ignorant ses blessures, et tuant sauvagement les agresseurs du jeune soldats.
    Se tenant devant un champs de corps, elle fît face au garde l'aillant agressé, la brute aillant goût de sang tout autant qu'elle. Le regard apeuré du monstre lui faisant face était énervant, et la soif de sang de la jeune femme ne pouvait être étanché que si elle supprimait cet homme. Il lui avait fait du mal et voulait tué son bien aimé ? Qu'il dise adieu à sa femme et ses enfants, car il ne reviendra pas vivant de sa chasse à l'homme. D'un pas assuré et dérouté, la jeune femme s'approcha de l'homme paralysé, et dans un mouvement rapide et étrangement gracieux, elle pivota soudainement pour planter son arme dans le cou de l'homme, qui en tentant d'esquivé tomba pitoyablement dans le piège, se faisant avoir par un simple feinte. Ainsi sombra le dernier cadavre, le dernier ennemie de la jeune femme, qui essuya ses larmes coulant sur ses joues, mélangeant le sang et l'eau salé de ses perles en une couleur rougeâtre acre. La jeune femme se retourna soudainement, s'avançant doucement, mais assurément vers Adalric toujours sur le sol, et s'effondra près de lui, en larmes, ne pouvant plus retenir ses sanglots, laissant échapper sa tristesse, sa douleur, sa colère, frappant inutilement le dos de l'homme de coup faibles et tremblants, chuchotant, murmurant, gémissant au jeune homme :

    - Ne m'abandonne plus jamais, ne me sauve plus jamais, si ta seule issue est la mort ! Si tu m'envoie encore une seule fois seule dans ce trou, je jure de te tuer aussi rapidement et cruellement que ces pauvres soldats que j'ai abattu pour te sauver ! Si tu étais venu dans l'égout avec moi, je n'aurais pas eu à faire ça, si tu m'avais juste laissé me faire capturer par le soldat de tout à l'heure, tu n'aurais pas d'ennuis ! Si tu avais fuis avec moi, ils seraient tous encore en vie, alors ne refais plus jamais une chose pareille, ne me force plus à être esclave de mes sentiments, et devenir une meurtrière ! S'exclama-t-elle, frappant inutilement le jeune homme, baissant son visage vers le sol, la culpabilité lui rongeant le cœur, la privant d'énergie pour continuer, s'effondrant sur ses genoux en sanglotant de grosses larmes salés.

    - Ne refais plus jamais ça, ne te sacrifie plus jamais pour me sauver...

    ---

    La panique de la jeune femme sous les filet de fer faisait culpabilisé Seigi. L'hybride se débattait, comme un fauve dans une cage se resserrant de plus en plus sur lui, Livaïn paniquait, griffait, son expression autrefois paisible et moqueuse était déformer par des traits paniqué et peureux. Le jeune homme la regarda se débattre, le suppliant d'arrêté, et retira lentement le filet, un air coupable sur le visage, brouillé par l'obscurité ambiante. Retira le filet du corps du chat apeuré, il jeta l'arme loin de lui, et pris les mains crispés de la jeune fille dans les sienne pour tenté de la rassuré. Il ne voulait pas parler, il ne voulait pas chercher de justifications, car il venait de comprendre qu'il avait tâté le pire cauchemar de la jeune fille, celui de devenir esclave. Le chaton était devenu craintif, peureux, et docile dans sa férocité et sa méchanceté, reconnaissant le danger que Seigi pouvait représenté, bien que lui ne voulait que la piéger dans une plaisanterie bête et méchante pour la punir pour ses petit méfait de voleuse, lui prouvant qu'il ne lui arriverait pas que du bien si elle continuait. En enlevant le filet, il rapprocha la jeune fille près de lui, pour la rassurer, et la pris dans ses bras, la serrant chaleureusement, la berçant, comme il le faisait autrefois avec les autres enfants de son orphelinat. Quand l'un d'entre eux avait peur, le soir, qu'il faisait un cauchemar ou qu'il avait peur ou mal, tous venaient se réfugier dans les bras de Seigi, ayant toujours été le " Grand frère" rassurant qui chouchoutait tout le monde. Et en voyant la jeune fille ainsi, un sentiment de culpabilité le poussa à l'enlacer dans une douceur infinie, la honte guidant ses gestes, la honte d'avoir terrorisé ainsi une fille qui l'avait aidé dans sa mission. Il était affreux de réagir ainsi à cause de petite blagues qu'elle lui faisait. Il la colla contre elle, lui caressant la tête doucement, n'hésitant pas à rapprocher leur deux visages, sentant la peau froide de Livaïn sous la sienne et son maigre corps contre lui. Il lui caressa la tête doucement, la berçant lentement.

    - Je suis désolé, je ne voulais pas t'effrayé ainsi, pardonne moi, j'ai eu un comportement honteux. Tout vas bien maintenant, je ne t'emmènerais pas à la cité, rassure toi. Je ne tue ou ne condamne pas les hybrides, et je te promet de ne jamais laisser personne t'emporter, je le jure, tu resteras libre quoi qu'il m'en coûte, d'accord ?

    Sur ces mots, il décolla doucement son visage de celui de la jeune femme, lui adressant un visible et un regard doux invisibles dans l'obscurité les entourant. Même si son visage était brumeux et indiscernable, il espérait que son sourire et ces paroles parviendraient au cœur de l'hybride niché dans ses bras. pour la rassurer un peu plus, il enleva ses bombes et ses armes, les poussant d'une main un peu plus loin, fixant les yeux brillant et luisant de la femme chat.

    - J'ai eu tort, et je ne veux pas que tu m'en veuille, je ferais n'importe quoi pour me faire pardonner, alors n'ai pas peur de moi, je t'en prie. Toi, au moins, ne me rejette pas pour ça...

    Aujourd'hui, il avait enfin trouvé une fille voulant rester à ses côtés, et la blessé de la sorte lui écorchait le cœur, bien que son côté moqueur eût fais surface quelques minutes auparavant, il regrettait amèrement ses actes puérils. Il avait briser la confiance qu'elle avait placé en lui, et il ne supportait plus de voir ce regard apeuré quand elle posait ses iris coloré sur lui. Il avait honte, et s'étais senti comme un de ses monstres de la Wing of Iron capturant des centaines d'hybrides, femmes, enfants, ignorant leur supplication et les livrant à un destins tragique et une vie de misère. Seigi ne voulais pas devenir ainsi, il ne voulait plus faire de mal, surtout pas à cette jeune fille. Il répéta ses gestes lent et mécanique, caressant la longue chevelure de Livaïn, la gratouillant là où elle aimait, essayant de se faire pardonner, la regardant en se forçant à sourire, malgré ses traits triste et coupable, la culpabilité, la crainte se lisant dans ses yeux bleues devenant aussi noirs que ses cauchemars.
    à 19:46 le 06/09/2015
    Voyant sa réaction, Zacharie retira sa main avant de se redresser rapidement. En détournant le regard pour éviter de croiser le sien, il se remit à jouer nerveusement avec le manche de son katana.
    - Vous devriez en parler à votre maîtresse... Pendant ce temps, je vais ramasser, sinon vous n'y arriverez pas seul.
    Il s'empressa d'aller prendre quelques rouleaux pour trouver où ils peuvent bien aller.
    à 04:34 le 02/09/2015
    Eressëa fit une grimace quand celui ci posa sa main sur sa cheville. Il ravala sa salive et ferma ferment les yeux.
    -Ce... Ce n'est rien... Ca va ...
    Il voulait à tout prit qu'il retire sa main, préférant souffrir de peur des conséquences s'il ne pouvait plus travailler.
    à 01:35 le 02/09/2015
    Zacharie posa sa main sur la cheville de Eressëa après qu'il est donné son consentement. Palpant doucement celle-ci, sans trop mettre de pression pour aggravé le mal, il releva seulement la tête pour regarder le jeune homme.
    - Cela vous fait mal? Répondez moi franchement s'il vous plaît.
    Il prit conscience seulement après ces mots de la situation gênante qu'il se produisait, mais il essaya de garder son calme jusqu'à ce qu'il est sa réponse pour mettre un terme à ce qui lui semblait une comédie pathétique.
    à 01:26 le 02/09/2015
    Eressëa fit très vite déstabiliser face à l'intention que lui portait Zacharie au sujet de sa cheville. Il se disait, de ne rien dire et souffrir en silence. Mais le geste de sa mains le confortait à donner son accord.
    -Euhm... Je... O-oui... Vous pouvez...
    Sur le moment il était très gêner et voulait que la scène se finisse rapidement.
    à 01:20 le 02/09/2015
    Zacharie, toujours penché pour ramasser, entendit des bruits de pas étrange et leva donc la tête pour observer les jambes de Eresseä qui approchait. Fronçant les sourcils, celui-ci bafouilla pour lui dire de ne pas ramasser. Il se redressa pour s'approcher du jeune homme qui semblait blessé et prit la parole sans prendre compte de ce que l'Eleglardien venait de dire.
    - Tu t'es fait mal à la jambe?
    Disant cette parole d'un ton un peu top autoritaire, il s'accroupie au niveau de sa jambe.
    - Puis-je?
    Il approcha légèrement sa main pour lui démontrer son intention.
    à 01:15 le 02/09/2015
    Eressëa plia proprement les rideaux et se dépêcha de le ramener. Quand il vit Zacharie ramasser les rouleaux, il se précipita vers lui en bottant un peu sans trop le faire remarquer. Il ne voulait que quelqu'un ramasse ce qu'il avait fait, que ce soit une bêtise ainsi que le désordre qu'il pouvait faire.
    - N-Non, ne faites pas ça ! C'est à moi de le faire ! ... Te-Tenez les rideaux !
    Il lui tendit les rideaux d'une main en ramassant les rouleaux.
    à 01:07 le 02/09/2015