♡.Kattely
« Tu penses que je ne vois pas que tu m'imites ? »
Et toujours confiné dans cette profonde obscurité, seulement une lueur imaginaire faisait resplendir ce sourire si narquois qui s'étira du coin de ses lèvres. Puis il y avait ses yeux qui luisaient également dans tout ce chao provocateur.
« Aww.. Le chaton se rebelle, comme c'est mignon. Mais dis-moi, t'es bien intéressé dans ce jeu de provocation. Attention princesse, tu t'engages dans une guerre. »
Au même moment il tourna de nouveau la tête, ancrant ses orbes amères dans celles magnifiques de son voisin. Tandis qu'il plaça son bras au dessus du canapé, se retournant complètement vers le plus âgé, il ne dit plus rien pendant un long instant.
« Essaies. Et arrête moi. »
Après tout, il n'avait rien à perdre à se frotter à un gamin comme Elyzio. Il n'était pas si dangereux, juste un peu attiseur de flammes, qu'il allumait sans combustible. Mais il avait toujours eu ce côté provocateur qui semblait incrusté au plus profond de son âme. Il avait toujours ce petit besoin de dominer ce qui tournait autour de lui. Et si il perdait le contrôle.. Qu'en adviendrait-il du jeune Ely ? Qu'en est-il de lui lorsque plus rien il ne domine ? On l'oublie le pianiste, aussitôt que ses doigts quitte le clavier. Il n'a jamais vraiment intéressé grand monde, n'est-ce pas ? Et manquer de te faire oublier par le seul qui s'laisse autant consumé par l'chao et l'amertume, te terrorise. Ely ne vivait que par musique, car tout s'éteint lorsque les notes ne résonnent plus. Un par un, ils quittent tous la salle. Un par un, ils oublient tous sa place. Cette place où il s'asseoit.
Alors peut-être que s'il marquait ce qui semblait indélébile sur ce foutu myocarde, il allait reconnaître à même son regard ébène luiser dans l'obscurité ?
« Tu crois me faire peur, Katt ? »
Sa silhouette se rapproche, encore. Comme s'il n'avait que sa a faire, se rapprocher jusqu'à voir a l'intérieur de son âme. Comme un livre qu'il aura décidé d'ouvrir de ses mains tentatrices. Y'avait juste cet affrontement de regard entre eux. Y'avait juste ces lueurs dominatrices dans leurs pupilles.
« Même si l'envie ne me manque pas de continuer ce sale jeu, on devrait se stopper. J'ai pas très envie qu'on se fracasse l'un à l'autre. »
Le garçon termina ses paroles en lui faisant une pichenette en guise de petite vengeance. Peut-être que parfois il utilisait bien trop l'avantage de la psychologie inversée. Paroles pourtant remplies de sous-entendus. Paroles pourtant si salement prononcées et terminées dans un geste innocent. Dualité d'un idiot pas fini, le sale gamin d'Ely. Il aime un peu trop taquiner. Il aime un peu trop provoquer. Et un jour, il allait forcément le regretter comme toutes les fois où son corps avait saigné. Mais il n'était pas violent Katt, non ? Il n'avait rien à craindre, n'est-ce pas ? Car au fond, ça lui servait quoi à Elyzio, de se rassasier seulement de couleurs monochromes. Car au fond, il avait voulu que Katt lui montre de nouvelles couleurs à dompter. Pas même une fois il avait rencontré quelqu'un d'aussi intéressant et si fascinant à provoquer. Pas même une fois il avait vu le chao jouer les notes paradoxales d'un violon aux cordes sensibles. Pas même une fois il a vu quelqu'un jouer de cette manière à tout ce qu'il touche. Et lui alors ? Il allait jouer de ses cordes-là à Ely ? Il allait le faire autant frissonner à Ely ?
Puis il prend les quelques partitions qui s'émoustillent sous les doigts du propriétaire. Il n'a aucune gêne encore.
« Eh mais, j'ai cru voir que tu jouais du violon aussi. T'es un prodige c'est ça ? D'ailleurs, pourquoi avoir autant d'instruments, si tu es le seul à les jouer ? »
Trop de question. Oui sans doute. Mais Elyzio pouvait être curieux, ou plutôt, il aimait fourrer son nez là où il ne devrait pas.
« Sérieusement, ça ne fait que quelques heures que je traîne avec toi. Et je peux l'avouer tu m'épates le binoclard. Tu pourrais m'apprendre ? »
Il lui avait demandé sur un ton quelque peu fragile et sensible, de lui montrer comment faire vibrer ces cordes chaotiques qui pulsaient sous ses doigts. Pourquoi jouait-il encore ?
Elyzio à la conquête du trésor.
« Et si on allumait le quartier avec nos doigts ? »
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à 19:07 le 22/01/2020
♡.Hyel
Juste après avoir déposé son téléphone silencieux depuis ses derniers messages, un soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres. Les doigts tapotant le comptoir d'une cadence énergique, un adorable sourire terminait de scintiller, là sur le tableau émotif de son visage. La brune sautilla presque de son siège afin de se diriger vers l'entrée, elle retourna la pancarte qui définissait maintenant que leur épicerie était bien fermée et s'aventura dans les rayons. Tout en prenant quelques boîtes de nouilles instantanées, elle se remémorait des paroles de son frère. Ainsi, sur ces pensées, la demoiselle se permit d'enfin attraper un énorme sachet de chips. Ses yeux analysent alors une dernière fois les étagères, désireuse d'y trouver quelque chose de plaisant à ses lèvres. Cependant, rien ne parvenait à autant l'intéresser, de ce fait, Hyejin prit soin de reprendre son téléphone et de s'en aller, tout juste après avoir fermé l'épicerie.
Sous la légère brise nocturne, ses mèches si joliment brunes s'assombrissaient dans un élan fulgurant. En levant doucement la tête, elle avait cru voir les étoiles s'écouler dans ses pupilles revigorées de cette douceur inexplicable. Mais Hyejin c'était elle. Cette lumière descendue du ciel. Le petit astre écrasé dans les eaux. Couleur du soleil pourtant, mais tendresse fragile sous les rayons lunaires. Enfant du soleil et pourtant si belle lors des nuitées exemplaires. Elle, Hyejin, sirène des abysses et si rayonnante au fond de la mer.
Alors pourquoi semblait-elle autant briller la nuit, si sa beauté n'égalait seulement du soleil ?
Petite pêcheuse qui est tombée aux tréfonds des âmes. Sam, celle qui a tout rallumé. Et même les flammes.
Mais la sonnerie de son téléphone vint la réveiller de ses rêveries stellaires et lui avertir d'un message vocal provenant tout droit de son frère.
« Hyejin ? T'es passée où ? Il est tard, rentre à la maison. Maman s'inquiète un peu là. Bref, j'espère que t'as emmené les chips, sinon c'est bataille de chatouilles jusqu'à pas d'heure. »
Après avoir écouté la voix de son aîné, la concernée se mis à rire adorablement. En vérité, entre le plus âgé et elle-même, une liaison fraternelle plutôt précieuse les liait. Ainsi, la demoiselle lui répondit par message, et au même moment, elle remarqua également les autres qu'elle avait reçu de Sam. Sous la tonne de notifications, car vraisemblablement elle ne recevait rien de personne et que, ces quatre messages l'avaient complètement réchauffée le cœur, la demoiselle s'empressa de lui répondre. Cependant, en lisant une nouvelle fois les petits textes qu'elle lui avait envoyé, la brune fronça les sourcils. Matt ? Alors il s'appelait comme ça ? Et elle le savait déjà ? En y repensant, ça lui allait plutôt bien, Matt. Et même si y'avait ces rougeurs inexplicables sur les pommettes de Hyejin, elle le savait au fond d'elle, que chaque caractère dans les messages de Samuel la faisait tant vibrer.
Alors qu'elle arrivait près de chez elle, Hyejin entra dans la maison et avertit sa présence. En saluant de nouveau sa mère, elle alla directement dans sa chambre, dans laquelle elle se permit enfin de répondre aux messages de Samuel.
“Tant mieux ! Je passerai peut-être un jour si tu le veux bien !”
Un sourire apparut sur son visage.
"La porte sera toujours ouverte ! Et puis pour répondre à ta requête, demain on a seulement des exercices de maths à faire."
Elle réfléchit un instant avant de totalement envoyer le message, puis en affirmant ses pensées elle cliquant sur l'écran afin qu'il soit transmit. Mais aussitôt son interlocutrice répondit.
Hyejin écarquilla les yeux.
Devoirs ? Ensemble ? Payer ?
Elle posa directement son téléphone, en paniquant légèrement.
Elles allaient se voir ? Elles allaient travailler ensemble ? Non, pas encore, rien n'est sûr.
Mais soudain, son frère entra dans la chambre et ses expressions semblaient se plus en plus louches.
« Mh.. Je te dérange Jinnie ?
-N-Non ! Non, bien sur que non !
-C'était juste pour te demander si… Si, tu te faisais toujours embêter à l'école, avait-il demandé comme si cela touchait les cordes sensibles. »
Et elle baissa la tête en mordillant ses lèvres, puis secoua doucement la tête.
« Non. Plus du tout. E-Et… Et même que, je me suis faite une amie, tu sais ?
-Oh. Eh bien.. C'est super, c'est quoi son prénom ?
-C'est Samuel, et j'ai besoin de lui répondre là. »
Pourtant à l'entente de la prénommée, le plus grand fronça les sourcils. Ce qui intimida aussitôt la coréenne. Cependant, après un instant il rigola.
« Hyejin parle aux garçons maintenant, quelle nouvelle !
-C'est une fille !
-C'est ça, fait moi gober tes petits mensonges, après cela il la taquinais encore un moment avant de partir. Il le savait bien que c'était une fille, la minette. »
En soupirant la demoiselle prit enfin son téléphone afin de répondre à la jeune fille.
"Demain je suis disponible ! Je ne travaille pas. Et puis, t'inquiètes pas. Je vais pas te demander de me payer, je le fait simplement pour t'aider."
Juste après avoir déposé son téléphone silencieux depuis ses derniers messages, un soupir de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres. Les doigts tapotant le comptoir d'une cadence énergique, un adorable sourire terminait de scintiller, là sur le tableau émotif de son visage. La brune sautilla presque de son siège afin de se diriger vers l'entrée, elle retourna la pancarte qui définissait maintenant que leur épicerie était bien fermée et s'aventura dans les rayons. Tout en prenant quelques boîtes de nouilles instantanées, elle se remémorait des paroles de son frère. Ainsi, sur ces pensées, la demoiselle se permit d'enfin attraper un énorme sachet de chips. Ses yeux analysent alors une dernière fois les étagères, désireuse d'y trouver quelque chose de plaisant à ses lèvres. Cependant, rien ne parvenait à autant l'intéresser, de ce fait, Hyejin prit soin de reprendre son téléphone et de s'en aller, tout juste après avoir fermé l'épicerie.
Sous la légère brise nocturne, ses mèches si joliment brunes s'assombrissaient dans un élan fulgurant. En levant doucement la tête, elle avait cru voir les étoiles s'écouler dans ses pupilles revigorées de cette douceur inexplicable. Mais Hyejin c'était elle. Cette lumière descendue du ciel. Le petit astre écrasé dans les eaux. Couleur du soleil pourtant, mais tendresse fragile sous les rayons lunaires. Enfant du soleil et pourtant si belle lors des nuitées exemplaires. Elle, Hyejin, sirène des abysses et si rayonnante au fond de la mer.
Alors pourquoi semblait-elle autant briller la nuit, si sa beauté n'égalait seulement du soleil ?
Petite pêcheuse qui est tombée aux tréfonds des âmes. Sam, celle qui a tout rallumé. Et même les flammes.
Mais la sonnerie de son téléphone vint la réveiller de ses rêveries stellaires et lui avertir d'un message vocal provenant tout droit de son frère.
« Hyejin ? T'es passée où ? Il est tard, rentre à la maison. Maman s'inquiète un peu là. Bref, j'espère que t'as emmené les chips, sinon c'est bataille de chatouilles jusqu'à pas d'heure. »
Après avoir écouté la voix de son aîné, la concernée se mis à rire adorablement. En vérité, entre le plus âgé et elle-même, une liaison fraternelle plutôt précieuse les liait. Ainsi, la demoiselle lui répondit par message, et au même moment, elle remarqua également les autres qu'elle avait reçu de Sam. Sous la tonne de notifications, car vraisemblablement elle ne recevait rien de personne et que, ces quatre messages l'avaient complètement réchauffée le cœur, la demoiselle s'empressa de lui répondre. Cependant, en lisant une nouvelle fois les petits textes qu'elle lui avait envoyé, la brune fronça les sourcils. Matt ? Alors il s'appelait comme ça ? Et elle le savait déjà ? En y repensant, ça lui allait plutôt bien, Matt. Et même si y'avait ces rougeurs inexplicables sur les pommettes de Hyejin, elle le savait au fond d'elle, que chaque caractère dans les messages de Samuel la faisait tant vibrer.
Alors qu'elle arrivait près de chez elle, Hyejin entra dans la maison et avertit sa présence. En saluant de nouveau sa mère, elle alla directement dans sa chambre, dans laquelle elle se permit enfin de répondre aux messages de Samuel.
“Tant mieux ! Je passerai peut-être un jour si tu le veux bien !”
Un sourire apparut sur son visage.
"La porte sera toujours ouverte ! Et puis pour répondre à ta requête, demain on a seulement des exercices de maths à faire."
Elle réfléchit un instant avant de totalement envoyer le message, puis en affirmant ses pensées elle cliquant sur l'écran afin qu'il soit transmit. Mais aussitôt son interlocutrice répondit.
Hyejin écarquilla les yeux.
Devoirs ? Ensemble ? Payer ?
Elle posa directement son téléphone, en paniquant légèrement.
Elles allaient se voir ? Elles allaient travailler ensemble ? Non, pas encore, rien n'est sûr.
Mais soudain, son frère entra dans la chambre et ses expressions semblaient se plus en plus louches.
« Mh.. Je te dérange Jinnie ?
-N-Non ! Non, bien sur que non !
-C'était juste pour te demander si… Si, tu te faisais toujours embêter à l'école, avait-il demandé comme si cela touchait les cordes sensibles. »
Et elle baissa la tête en mordillant ses lèvres, puis secoua doucement la tête.
« Non. Plus du tout. E-Et… Et même que, je me suis faite une amie, tu sais ?
-Oh. Eh bien.. C'est super, c'est quoi son prénom ?
-C'est Samuel, et j'ai besoin de lui répondre là. »
Pourtant à l'entente de la prénommée, le plus grand fronça les sourcils. Ce qui intimida aussitôt la coréenne. Cependant, après un instant il rigola.
« Hyejin parle aux garçons maintenant, quelle nouvelle !
-C'est une fille !
-C'est ça, fait moi gober tes petits mensonges, après cela il la taquinais encore un moment avant de partir. Il le savait bien que c'était une fille, la minette. »
En soupirant la demoiselle prit enfin son téléphone afin de répondre à la jeune fille.
"Demain je suis disponible ! Je ne travaille pas. Et puis, t'inquiètes pas. Je vais pas te demander de me payer, je le fait simplement pour t'aider."
à 19:05 le 22/01/2020
Kattely ♡
Oui, il n’avait qu’à faire ça, fouiller, partir, le laisser. Nan mais c’est quoi ça… Quand il parti enfin de la pièce, Katt fut pris d’un sentiment étrange. Non, en fait, il était déjà malade depuis qu’il était sorti de la salle de bain, simplement, il ne comprit pas pourquoi l’affolement en son sein ne s’estompait point avec sa silhouette dans l’appartement. Tout sembla devenir fou, bien plus que flou à ses yeux catharsis de ce monde décoloré. Car oui les yeux dissociés, d’un eden et d’un tartare partagé. Les yeux qu’en avaient trop vu, et pas assez. Les yeux, les yeux du chat qui éclatent de lueurs avec le soir. Alors, il se mit à fredonner un nouvel air qui ne lui plaisait pas. Il se mit à chanter ses paroles qui suintait à sa pea, inspiré par le trop nouveau noiraud. Car si l’un est de couleur, l’autre est de noir malheur. Ca n’en fait pas moins les mêmes. Si l’un est en couleur, l’autre bascule dans l’ivresse monochrome, quelques touches de piano, quelques airs de guitare. Ses pulpes sensibles touchent à tous les instruments. Même que l’un coup, il sort un violon en plus du papier et du crayon.
Katt, d’une insatiable symphonie au milieu des genèses de sa vie, il crève, il crève, IL CRISE, le violon entre ses doigts si fragiles. Alors, tous les mots prenaient enfin sens.
Il était dieu.
Apollon.
Mais il était aussi satan.
Lucifer.
Il avait un arpège au coeur, tout en criant de douleur. Car Il était dieu, ses mains d’ors capablent de tout orchestrer. Il avait un orchestre dans la poitrine, l’oreille inné. Si c’était homme était mort, le monde s’en serait voulu. C’est pour ça, c’est pour ça que pour lui, elle s’était avouée vaincu. Mais il était aussi satan, il était aussi lucifer. L’ange que dieu nomma le plus fiévreux du paradis, l’ange harpège, l’ange de la musique. Celui qui avait souhaité plus, souhaité encore. L’ASTRE DE L’AURORE, oh, comment es-tu tombé du ciel comme on se crash sur terre ? Il avait dit, je vaincrais dieu et sa lumière, et voilà, voilà, il hurlait à ses cordes monstrueuses toutes la haine enraciné dans sa propre poitrine. Car y’a les dualités dans ses putains de pupilles maudites, alors il était dieu et son ennemi, il était l’enfer et le paradis. RÉUNIT.
Mais quand Elyzio revint, trop tôt, tout s’arrêta. Et il tourna la tête, le sombre et le clair se mêlant dans une danse torride bien au delà des pupilles. Il le regarda, longuement, un instant, comme si son corps avait été dépossédé. Mais il semblait tant immanent que ça l’en tuait. Il posa le violon dans son étui, sans pour autant le fermer. Et puis en s’installant de nouveau dans le canapé, il se mit à écrire ses notes maudites que l’autre ne devrait pas écouter. Il jouait de tout, il jouait le fou, le chat-lumo en plein coeur, celui qui brûle à toutes les feuilles.
Katt ne fait plus réellement attention à Elyzio. Il le laisse faire sa vie pendant que lui, il écrit, dessine ses quelques notes de musiques sur le papier déjà sale de ses pensées destructrices. Puis, l’autre l’appelle, alors il relève la tête, haussant un sourcil faiblement pour marquer son interrogation sur ce qu’il pouvait bien lui vouloir. Mais, le visage trop vite défiguré doucement par la surprise alors que le flash lui monte aux yeux. Trois photos, la première avec une tête de chat surpris, l’autre les traits qui retombent, et puis la dernière, comme elle est belle; avec ses yeux qui pendant un instant avait semblé attendri. Comme elle est magnifique la dernière, alors que ses pommettes semblaient un peu plus douces que d’habitude et que ses muscles s’étaient relâché, comme si, pendant une fraction de seconde, il avait trouvé une part de simplicité. Katt était beau. Peut-être pour ça qu’il ne craignait pas qu’on le prenne en photo. Ses yeux retournèrent sur le papier. Continuant de griffonner, un air un peu pompeux et désintéressé face à la moquerie du plus jeune.
« Si tu comprends de toi-même que tu es idiot, c’est tant mieux. » Touché. Un léger sourire se dessina sur son visage alors qu’il restait concentré. Mais il fut vite sorti de ce monde désenchanté quand le téléphone s’est mit à sonner. Il leva les yeux toujours pas couvert des verres de ses lunettes, et il regarda Elyzio parler au téléphone avec sa mère. Comme c’est touchant.. Bien sûr, c’était ironique. Katt en avait que foutre de sa situation parentale. Lui ses parents, il les avait balayé d’un regard. Ca lui rappela des souvenirs. Pas forcément les bons. Oui, mais il se rappelle de la foudre qui a éclaté le jour où la joie c’est fendu dans l'électricité. Où le monde à changer. Ou sa maison n’avait l’air que d’un lieu jamais connu. Le jour où il est parti, puis jamais revenu. Pourtant, ses parents se démènent pour lui permettre de vivre ici. C’était lui le problème, il le savait. Mais avaient-ils pensé un instant qu’il n’en avait jamais voulu de ce foutu palpitant ?
Puis, il suit le garçon du regard après qu’il ait raccroché. Ouais, il le suit, et il fronce les sourcils quand il commence à comprendre qu’il se rapproche dangereusement de lui. Et puis il y a ses doitgs doucement qui vint le saisirent comme un instrument de musique. Et la lueur de la lune qui lui perce le noir des iris. Il perçoit bien plus que le garçon, mais aussi la prestance qui se ressente en frisson. Ce gamin… ce gamin était quelque chose qu’il ne connaissait pas. Et ça le chamboulait, là, alors qu’il signait d’un souffle chaud un pacte immatériel.
La provocation, une nouvelle fois. Mais Katt a sourit, d’un éclat nouveau, de lippes assombris. Il n’a pas détourné le regard, même qu’il prit en confiance d’un coup, comme s’il n’en avait jamais été dépossédé tandis que la même d’Ely se sentit obligé de lui rendre un geste dont Katt l’avait gratifier.
« Tu penses que je ne vois pas que tu m’imites ? »
Oui, il n’avait qu’à faire ça, fouiller, partir, le laisser. Nan mais c’est quoi ça… Quand il parti enfin de la pièce, Katt fut pris d’un sentiment étrange. Non, en fait, il était déjà malade depuis qu’il était sorti de la salle de bain, simplement, il ne comprit pas pourquoi l’affolement en son sein ne s’estompait point avec sa silhouette dans l’appartement. Tout sembla devenir fou, bien plus que flou à ses yeux catharsis de ce monde décoloré. Car oui les yeux dissociés, d’un eden et d’un tartare partagé. Les yeux qu’en avaient trop vu, et pas assez. Les yeux, les yeux du chat qui éclatent de lueurs avec le soir. Alors, il se mit à fredonner un nouvel air qui ne lui plaisait pas. Il se mit à chanter ses paroles qui suintait à sa pea, inspiré par le trop nouveau noiraud. Car si l’un est de couleur, l’autre est de noir malheur. Ca n’en fait pas moins les mêmes. Si l’un est en couleur, l’autre bascule dans l’ivresse monochrome, quelques touches de piano, quelques airs de guitare. Ses pulpes sensibles touchent à tous les instruments. Même que l’un coup, il sort un violon en plus du papier et du crayon.
Katt, d’une insatiable symphonie au milieu des genèses de sa vie, il crève, il crève, IL CRISE, le violon entre ses doigts si fragiles. Alors, tous les mots prenaient enfin sens.
Il était dieu.
Apollon.
Mais il était aussi satan.
Lucifer.
Il avait un arpège au coeur, tout en criant de douleur. Car Il était dieu, ses mains d’ors capablent de tout orchestrer. Il avait un orchestre dans la poitrine, l’oreille inné. Si c’était homme était mort, le monde s’en serait voulu. C’est pour ça, c’est pour ça que pour lui, elle s’était avouée vaincu. Mais il était aussi satan, il était aussi lucifer. L’ange que dieu nomma le plus fiévreux du paradis, l’ange harpège, l’ange de la musique. Celui qui avait souhaité plus, souhaité encore. L’ASTRE DE L’AURORE, oh, comment es-tu tombé du ciel comme on se crash sur terre ? Il avait dit, je vaincrais dieu et sa lumière, et voilà, voilà, il hurlait à ses cordes monstrueuses toutes la haine enraciné dans sa propre poitrine. Car y’a les dualités dans ses putains de pupilles maudites, alors il était dieu et son ennemi, il était l’enfer et le paradis. RÉUNIT.
Mais quand Elyzio revint, trop tôt, tout s’arrêta. Et il tourna la tête, le sombre et le clair se mêlant dans une danse torride bien au delà des pupilles. Il le regarda, longuement, un instant, comme si son corps avait été dépossédé. Mais il semblait tant immanent que ça l’en tuait. Il posa le violon dans son étui, sans pour autant le fermer. Et puis en s’installant de nouveau dans le canapé, il se mit à écrire ses notes maudites que l’autre ne devrait pas écouter. Il jouait de tout, il jouait le fou, le chat-lumo en plein coeur, celui qui brûle à toutes les feuilles.
Katt ne fait plus réellement attention à Elyzio. Il le laisse faire sa vie pendant que lui, il écrit, dessine ses quelques notes de musiques sur le papier déjà sale de ses pensées destructrices. Puis, l’autre l’appelle, alors il relève la tête, haussant un sourcil faiblement pour marquer son interrogation sur ce qu’il pouvait bien lui vouloir. Mais, le visage trop vite défiguré doucement par la surprise alors que le flash lui monte aux yeux. Trois photos, la première avec une tête de chat surpris, l’autre les traits qui retombent, et puis la dernière, comme elle est belle; avec ses yeux qui pendant un instant avait semblé attendri. Comme elle est magnifique la dernière, alors que ses pommettes semblaient un peu plus douces que d’habitude et que ses muscles s’étaient relâché, comme si, pendant une fraction de seconde, il avait trouvé une part de simplicité. Katt était beau. Peut-être pour ça qu’il ne craignait pas qu’on le prenne en photo. Ses yeux retournèrent sur le papier. Continuant de griffonner, un air un peu pompeux et désintéressé face à la moquerie du plus jeune.
« Si tu comprends de toi-même que tu es idiot, c’est tant mieux. » Touché. Un léger sourire se dessina sur son visage alors qu’il restait concentré. Mais il fut vite sorti de ce monde désenchanté quand le téléphone s’est mit à sonner. Il leva les yeux toujours pas couvert des verres de ses lunettes, et il regarda Elyzio parler au téléphone avec sa mère. Comme c’est touchant.. Bien sûr, c’était ironique. Katt en avait que foutre de sa situation parentale. Lui ses parents, il les avait balayé d’un regard. Ca lui rappela des souvenirs. Pas forcément les bons. Oui, mais il se rappelle de la foudre qui a éclaté le jour où la joie c’est fendu dans l'électricité. Où le monde à changer. Ou sa maison n’avait l’air que d’un lieu jamais connu. Le jour où il est parti, puis jamais revenu. Pourtant, ses parents se démènent pour lui permettre de vivre ici. C’était lui le problème, il le savait. Mais avaient-ils pensé un instant qu’il n’en avait jamais voulu de ce foutu palpitant ?
Puis, il suit le garçon du regard après qu’il ait raccroché. Ouais, il le suit, et il fronce les sourcils quand il commence à comprendre qu’il se rapproche dangereusement de lui. Et puis il y a ses doitgs doucement qui vint le saisirent comme un instrument de musique. Et la lueur de la lune qui lui perce le noir des iris. Il perçoit bien plus que le garçon, mais aussi la prestance qui se ressente en frisson. Ce gamin… ce gamin était quelque chose qu’il ne connaissait pas. Et ça le chamboulait, là, alors qu’il signait d’un souffle chaud un pacte immatériel.
La provocation, une nouvelle fois. Mais Katt a sourit, d’un éclat nouveau, de lippes assombris. Il n’a pas détourné le regard, même qu’il prit en confiance d’un coup, comme s’il n’en avait jamais été dépossédé tandis que la même d’Ely se sentit obligé de lui rendre un geste dont Katt l’avait gratifier.
« Tu penses que je ne vois pas que tu m’imites ? »
à 18:40 le 21/01/2020
♡.Kattely
« Putain, mais va t’habiller ! Te balade pas à poil devant moi ! »
Il était bien poli le chaton de lui offrir un petit toît pour passer la nuit, mais après la toilette de la bête, il fallait bien qu’il retrouve son joli poil. A l’entente de cette phrase il soupira en entremêlant le bout de ses doigts dans ses mèches ébènes et humides, avant de secouer légèrement la tête en arrière. Un vrai toutou.
« J’te ferais remarquer, que j’ai pas de vêtements de rechange. Alors c’est bien gentil Monsieur le pudique de vouloir m’offrir une nuit dans un bordel pareil, mais un caleçon serait pas de refus. »
Seulement après avoir été englouti par le silence dévastateur de la pièce, un soupir s’échappa d’entre ses lèvres.
« Bref, j’vais fouiller tant pis. J’vais juste prendre de quoi me mettre en bas. »
Aussitôt pensé, aussitôt fait. Sa silhouette se dissipa rapidement de pièce en pièce, à la recherche d’une certaine chambre. En y repensant, les rougeurs qui avaient brillées ce soir là sur l’échine du plus âgé, avait fait de lui un parfait chaton aux allures farouches. Ce léger sourire en coin qui se dessina systématiquement sur son minois malicieux, le rendait d’autant plus vicieux. Elyzio, le parfait trompeur. Chapardeur. Mais c’est qu’il s’amusait sur le terrain de jeux d’un autre. Les règles deviennent siennes. Les règles changent et s’effacent, il construit de nouveau le spectacle. Après tout, n’avait-il pas le droit de se jouer de celui qui se clamait dieu ? N’avait-il pas le droit de faire tomber la couronne bien trop haute ? Elyzio il ose tout, brave l’impossible lorsqu’il s’étouffe. Katt, lui rendait toute cette intensité. Katt, Katt, Katt.. Tu n’as rien vu encore. Elles ne suffisent pas les cordes, celles qui le fait tant vibrer quand tes griffes déchirent les mélodies. Elyzio, lui le sale idiot, il jouait parfois avec sa vie; extrême et sensationnelle.
La nuit lui offrait quelques fois ces soirées inoubliables où son art se dissipait contre les murs dégradés d’amertume. Il est sensible le Ely, peindre de la beauté sur ce qui semblait mourir, infortuné. Nuances brûlées au lever du soleil ; amour fruité contre l’asphalte. Peinture qui s’écoule seulement dans l’air polué, parfum défendu, toxique. Pourtant c’est qu’il aime humer, les sentiments envolés dans ce tube coloré. Ca le rend ivre aussi de vivre dans de pareilles aventures, juste une bande de gamins perdus au clair de lune. ART lunaire; relief des formes disparues. Si ce n’est les oreilles qu’il charme en glissant ses doigts sur le clavier sentimental, il offrait également ce spectacle visuel et interdit, lors des belles nuitées. Artiste caché ; quelque peu déboussolé car c’est qu’il a arrêté, toutes ces fantaisies prohibées. Mais y’a cette adrénaline qui se déclenche violemment chez lui quand il s’agissait de Katt. Chaton soumis qui s’croyait tout permis. Chaton aux dents acérées, prêt à te sauter dessus ; mais y’a Ely, lui aussi, il grogne. Il aboie comme un animal, autre gamin bestial.
L’soleil les yeux, ça brillait beaucoup trop contre la peau. Elyzio s’réveillait parfois dans ces rêves illusoires où scintillent sous ses yeux les larmes dépéries. Et y’a tout qui s’reforme dans son imagination, les cauchemars indélébiles, perfides. Alors il rigole quand ça lui semble plus dur de chialer, sarcasme imaginaire qui s’écoule dans ses veines.
Mais il trouve enfin ce qui semblait être la chambre de son aîné et commence à fouiller sans même trop regarder, l’esprit distrait. Et c’est qu’elle pouvait être aussi chaotique que l’séjour bordélique auprès d’la fenêtre. Et c’est pouvait être horrible ou bien parfaite, il ne regardait rien, l’coeur soulagé de trouver de quoi tout cacher. Sa main s’y perd dans ces vêtements exemplaires, il en prend une ou deux pièces, il ne sait pas trop, puis il s’habille. Seulement de quoi mettre en bas, plutôt habitué à dormir avec légèreté.
Tandis qu’il termine de cacher les formes interdites, il se permet enfin de se dresser devant le regard fuyard du chaton majestueux. Mais il ne s’adresse pas de suite à lui, il s’avance directement vers son sac où fourmillent ces esquisses de dessin jamais terminés. Il plonge sa main dans le tréfond chaotique de son art incompris, caresse, effleure les feuilles volatiles. C’est que le fruit qui pousse au bout de ses phalanges artistiques explose dans l’univers assombri de ses pensées, il grandit contre le papier maudit, les larmes défendues y marquent une course effrontée. Et y’a ces couleurs chaudes qu’il voudrait y imprégner, malgré le sombre paysage abandonné. Ses yeux s’immisce encore un peu au fond des abysses, et distingue enfin les formes de son téléphone. Il le prend et s’asseya un instant sur le sol anarchique qui se présentait à lui, il allume le cellulaire et écarquille un instant les yeux. C’était Sam qui brillait là sous ses yeux, un sale gamin sensible comme lui n’efface pas les souvenirs détruits. Mais y’a son sourire qui trahit tout. Toujours en train de le rendre encore plus imbécile. Ce mouvement de lèvres qui racontait tant de rêves. Son pouce vient caressant l’écran, alors aussitôt elle disparait la déesse sous ses mirettes. Il s’dit qu’il devait vite arracher cette page dans son livre pourri.
Peut être bien que les douceurs félines y apparaîtront un jour ?
Elyzio regarde soudainement le second garçon présent dans la pièce, il le contemple avec ce sourire brisé à son visage. Mais c’est qu’il ne remarque rien aussi, il est aveugle quand il veut. Alors il lève son téléphone un instant, car le chaton admire autre part, car le chaton est fuyard.
« Hé, le bigleux, ici ! »
Flash. Flash. Flash.
Souvenirs maudits qui brûlent contre la rétine, il secoue la tête.
« C’est pour que je poste ta sale tronche sur les réseaux si jamais notre musique elle devient connue. T’imagines ? Le grand Katt humilié par les clichés d’un parfait idiot ! »
Elyzio se lève en riant, couleurs fantasques aux tremblades inexplicables, il marchait le sang qui pulsait. A travers les rêves, les mots. Car il s'imagine aussi peint, sculpté comme la plus belle des statues à briller parfois aux yeux des gens car c'est qu'parfois il formait l'éclipse d'une vie. Les phalanges timides il voulait tout ressentir. Alors il s’approche vers son aîné, qui séjournait là dans le canapé, il croise son regard offusqué par ses anciennes actions mais se laisse tomber à côté de lui. Entre temps il avait posé sur le bout de son nez, ces verres de cristal sur lesquelles luisent les traits du divin. Ely ne cligne plus des yeux, il le contemple longtemps. La tête collée au canapé, il avait tourné sa tête pour le croiser, ce regard. Pourtant tout s’éteint lorsque malheureusement ses paupières se ferment un instant. A la sonnerie de son téléphone, il se réveilla en sursaut. En soupirant, il se lève vers la fenêtre et lui répond.
« Allô ? … Ouais je rentre pas ce soir, maman. … J’suis chez un pote là. ... Oui demain je vais en cours ! … C’est bon, t’as fini tes représailles ? Je raccroche, mon téléphone a plus de batterie. … Ouais, à demain soir, je t’aime. »
Derniers mots dissimulés sous sa main contre ses lèvres, gêné de se montrer dans cette situation. Après avoir réalisé ses dires, il retourne vers Katt. Le cellulaire dans les poches, il s’approche, taquin dans le regard car c’est qu’il aime destabiliser. Il se dresse à nouveau, le sale effronté, contre le dieu à ses pieds. Elyzio ne le quitte plus du regard, il continue à le provoquer. Encore et toujours. Pourtant, arrivé si prêt il ne tente plus rien. Si ce n’est ses doigts contre son menton qu’il relève lentement, qu’il examine, qu’il admire. L’regard si haut. Alors il approche si doucement sa tête vers le minois à peine perceptible du brun. Y’a sa mâchoire qu’il saisit à nouveau; y’a tout qu’il saisit, l’corps luisant faiblement sous les rayons lunaires. moon child.
« T’sais que maintenant j’vais plus te lâcher, le pacte est fait. »
Quelques centimètres, jusqu’à même le souffle qui s’écrasait follement contre ses lèvres.
« Vas-y, prends tes lunettes, tu vas voir flou avec moi. »
Et lorsque cela fut fait, il ebouriffa à peine quelques secondes les mèches brunes de Katt et s’asseya juste à côté de lui.
« Putain, mais va t’habiller ! Te balade pas à poil devant moi ! »
Il était bien poli le chaton de lui offrir un petit toît pour passer la nuit, mais après la toilette de la bête, il fallait bien qu’il retrouve son joli poil. A l’entente de cette phrase il soupira en entremêlant le bout de ses doigts dans ses mèches ébènes et humides, avant de secouer légèrement la tête en arrière. Un vrai toutou.
« J’te ferais remarquer, que j’ai pas de vêtements de rechange. Alors c’est bien gentil Monsieur le pudique de vouloir m’offrir une nuit dans un bordel pareil, mais un caleçon serait pas de refus. »
Seulement après avoir été englouti par le silence dévastateur de la pièce, un soupir s’échappa d’entre ses lèvres.
« Bref, j’vais fouiller tant pis. J’vais juste prendre de quoi me mettre en bas. »
Aussitôt pensé, aussitôt fait. Sa silhouette se dissipa rapidement de pièce en pièce, à la recherche d’une certaine chambre. En y repensant, les rougeurs qui avaient brillées ce soir là sur l’échine du plus âgé, avait fait de lui un parfait chaton aux allures farouches. Ce léger sourire en coin qui se dessina systématiquement sur son minois malicieux, le rendait d’autant plus vicieux. Elyzio, le parfait trompeur. Chapardeur. Mais c’est qu’il s’amusait sur le terrain de jeux d’un autre. Les règles deviennent siennes. Les règles changent et s’effacent, il construit de nouveau le spectacle. Après tout, n’avait-il pas le droit de se jouer de celui qui se clamait dieu ? N’avait-il pas le droit de faire tomber la couronne bien trop haute ? Elyzio il ose tout, brave l’impossible lorsqu’il s’étouffe. Katt, lui rendait toute cette intensité. Katt, Katt, Katt.. Tu n’as rien vu encore. Elles ne suffisent pas les cordes, celles qui le fait tant vibrer quand tes griffes déchirent les mélodies. Elyzio, lui le sale idiot, il jouait parfois avec sa vie; extrême et sensationnelle.
La nuit lui offrait quelques fois ces soirées inoubliables où son art se dissipait contre les murs dégradés d’amertume. Il est sensible le Ely, peindre de la beauté sur ce qui semblait mourir, infortuné. Nuances brûlées au lever du soleil ; amour fruité contre l’asphalte. Peinture qui s’écoule seulement dans l’air polué, parfum défendu, toxique. Pourtant c’est qu’il aime humer, les sentiments envolés dans ce tube coloré. Ca le rend ivre aussi de vivre dans de pareilles aventures, juste une bande de gamins perdus au clair de lune. ART lunaire; relief des formes disparues. Si ce n’est les oreilles qu’il charme en glissant ses doigts sur le clavier sentimental, il offrait également ce spectacle visuel et interdit, lors des belles nuitées. Artiste caché ; quelque peu déboussolé car c’est qu’il a arrêté, toutes ces fantaisies prohibées. Mais y’a cette adrénaline qui se déclenche violemment chez lui quand il s’agissait de Katt. Chaton soumis qui s’croyait tout permis. Chaton aux dents acérées, prêt à te sauter dessus ; mais y’a Ely, lui aussi, il grogne. Il aboie comme un animal, autre gamin bestial.
L’soleil les yeux, ça brillait beaucoup trop contre la peau. Elyzio s’réveillait parfois dans ces rêves illusoires où scintillent sous ses yeux les larmes dépéries. Et y’a tout qui s’reforme dans son imagination, les cauchemars indélébiles, perfides. Alors il rigole quand ça lui semble plus dur de chialer, sarcasme imaginaire qui s’écoule dans ses veines.
Mais il trouve enfin ce qui semblait être la chambre de son aîné et commence à fouiller sans même trop regarder, l’esprit distrait. Et c’est qu’elle pouvait être aussi chaotique que l’séjour bordélique auprès d’la fenêtre. Et c’est pouvait être horrible ou bien parfaite, il ne regardait rien, l’coeur soulagé de trouver de quoi tout cacher. Sa main s’y perd dans ces vêtements exemplaires, il en prend une ou deux pièces, il ne sait pas trop, puis il s’habille. Seulement de quoi mettre en bas, plutôt habitué à dormir avec légèreté.
Tandis qu’il termine de cacher les formes interdites, il se permet enfin de se dresser devant le regard fuyard du chaton majestueux. Mais il ne s’adresse pas de suite à lui, il s’avance directement vers son sac où fourmillent ces esquisses de dessin jamais terminés. Il plonge sa main dans le tréfond chaotique de son art incompris, caresse, effleure les feuilles volatiles. C’est que le fruit qui pousse au bout de ses phalanges artistiques explose dans l’univers assombri de ses pensées, il grandit contre le papier maudit, les larmes défendues y marquent une course effrontée. Et y’a ces couleurs chaudes qu’il voudrait y imprégner, malgré le sombre paysage abandonné. Ses yeux s’immisce encore un peu au fond des abysses, et distingue enfin les formes de son téléphone. Il le prend et s’asseya un instant sur le sol anarchique qui se présentait à lui, il allume le cellulaire et écarquille un instant les yeux. C’était Sam qui brillait là sous ses yeux, un sale gamin sensible comme lui n’efface pas les souvenirs détruits. Mais y’a son sourire qui trahit tout. Toujours en train de le rendre encore plus imbécile. Ce mouvement de lèvres qui racontait tant de rêves. Son pouce vient caressant l’écran, alors aussitôt elle disparait la déesse sous ses mirettes. Il s’dit qu’il devait vite arracher cette page dans son livre pourri.
Peut être bien que les douceurs félines y apparaîtront un jour ?
Elyzio regarde soudainement le second garçon présent dans la pièce, il le contemple avec ce sourire brisé à son visage. Mais c’est qu’il ne remarque rien aussi, il est aveugle quand il veut. Alors il lève son téléphone un instant, car le chaton admire autre part, car le chaton est fuyard.
« Hé, le bigleux, ici ! »
Flash. Flash. Flash.
Souvenirs maudits qui brûlent contre la rétine, il secoue la tête.
« C’est pour que je poste ta sale tronche sur les réseaux si jamais notre musique elle devient connue. T’imagines ? Le grand Katt humilié par les clichés d’un parfait idiot ! »
Elyzio se lève en riant, couleurs fantasques aux tremblades inexplicables, il marchait le sang qui pulsait. A travers les rêves, les mots. Car il s'imagine aussi peint, sculpté comme la plus belle des statues à briller parfois aux yeux des gens car c'est qu'parfois il formait l'éclipse d'une vie. Les phalanges timides il voulait tout ressentir. Alors il s’approche vers son aîné, qui séjournait là dans le canapé, il croise son regard offusqué par ses anciennes actions mais se laisse tomber à côté de lui. Entre temps il avait posé sur le bout de son nez, ces verres de cristal sur lesquelles luisent les traits du divin. Ely ne cligne plus des yeux, il le contemple longtemps. La tête collée au canapé, il avait tourné sa tête pour le croiser, ce regard. Pourtant tout s’éteint lorsque malheureusement ses paupières se ferment un instant. A la sonnerie de son téléphone, il se réveilla en sursaut. En soupirant, il se lève vers la fenêtre et lui répond.
« Allô ? … Ouais je rentre pas ce soir, maman. … J’suis chez un pote là. ... Oui demain je vais en cours ! … C’est bon, t’as fini tes représailles ? Je raccroche, mon téléphone a plus de batterie. … Ouais, à demain soir, je t’aime. »
Derniers mots dissimulés sous sa main contre ses lèvres, gêné de se montrer dans cette situation. Après avoir réalisé ses dires, il retourne vers Katt. Le cellulaire dans les poches, il s’approche, taquin dans le regard car c’est qu’il aime destabiliser. Il se dresse à nouveau, le sale effronté, contre le dieu à ses pieds. Elyzio ne le quitte plus du regard, il continue à le provoquer. Encore et toujours. Pourtant, arrivé si prêt il ne tente plus rien. Si ce n’est ses doigts contre son menton qu’il relève lentement, qu’il examine, qu’il admire. L’regard si haut. Alors il approche si doucement sa tête vers le minois à peine perceptible du brun. Y’a sa mâchoire qu’il saisit à nouveau; y’a tout qu’il saisit, l’corps luisant faiblement sous les rayons lunaires. moon child.
« T’sais que maintenant j’vais plus te lâcher, le pacte est fait. »
Quelques centimètres, jusqu’à même le souffle qui s’écrasait follement contre ses lèvres.
« Vas-y, prends tes lunettes, tu vas voir flou avec moi. »
Et lorsque cela fut fait, il ebouriffa à peine quelques secondes les mèches brunes de Katt et s’asseya juste à côté de lui.
à 19:06 le 19/01/2020
Kattely ♡
Alors, il récupéra son briquet, avec tout flambera sous ses doigts. Et il le regarda de nouveau, souriant faiblement. Avait-il compris ? Sans doute pas. Non, il n’y avait que lui qui était assez fou pour imaginer des histoires à travers un mot. Il était le seul à percer les secrets en une respiration. Parce qu’il avait bien vu qu’il mentait, qu’il ne voulait pas dire pourquoi il avait pleuré, en quoi le monde s’était chaviré, comme si l’arche de noé s’était fait soulever par une vague en pleine mer, comme si le monde jamais ne renaîtrai. Non, il ne sait pas ce qui a fait brûler son coeur, il ne sait pas ce qui à flamber sa peau, tant qu’il en avait encore les sensations. Mais, il savait qu’il y avait quelques lignes sur les lèvres qui ne voulait pas sortir. Il n’allait pas lui réclamer, façon, lui comme Katt, ils n’étaient pas prêt pour le moment à capituler, à ce raconter des tartines de récits démodés.
Et, ploc, comme une goutte de pluie sur le verre, il croit voir flou. Mais c’est qu’il n’a plus ses lunettes. Ca le surprends. Un peu. Et l’autre il rit. Tout lui semble plus clair. Dans les vagues, il y avait un enfant là aussi, dressé comme meurtrier. Il ne sait juste pas que le sang qui coule sur ses mains, c’est le sang qui coule en ses veines. Des parfums de cours de récré. « j’voulais juste voir comment c’était le monde à travers ton regard. Et puis, ton visage aussi. » Oh. C’était d’autant plus surprenant, et c’était un peu chaud aussi, sur les pommettes, on le vit. Et puisqu’il était d’humeur taquine, alors il serait taquin. Il a sourit, sourit comme un gamin, les yeux plissés, emplit de juvénilité, des éclats, des cristaux, oh bordel, comme c’est beau. Il a sourit, comme le coeur ouvert à sa gueule. « Tu me vois bien là ? » Façon, c’est toujours lui qui gagne. Peu importe le jeu. Mais faudrait pas trop s’y tenter, il sait bien qu’il n’est pas attisé par l’humanité. Non, il fait jamais les choses avec arrières pensés. Du moins si, mais pas CE genre chose. Puis il se mit à rire, moqueur, quand il vit Elyzio fuir. Même si une part de lui se demandait si il n’y avait pas des non-dit qu’il craignait bien plus que la splendeur de son visage.
Quelle journée étrange.. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas autant souris, que ses rires étaient sorti d’entre ses lèvres comme des symphonies. Ca fait longtemps oui, qu’il n’avait pas connu le vivant comme aussi stimulant que les cordes de sa guitare, ou les touches de son piano. Bien sûr, une fois Elyzio parti, il reprit bien vite ses traits habituels et commença par mettre au micro onde son thé pour le réchauffer, parce qu’il voulait le boire, mais pas froid. Sans doute à cause du micro-onde, il ne l'avait pas entendu. Et le bruit de l’eau. Et les murs aussi. Non, ce n’est clairement pas car il divague, certainement pas, non, putain, il ne pense pas à ce putain de visage.
Elyzio était parti avec ses lunettes. A vrai dire, ce n’était pas un problème, il voyait plutôt bien sans. C’était surtout des lunettes pour éviter de fatiguer ses yeux plus que réellement un nécessaire de survie. Il n’en avait pas depuis petit, non, tout le monde voit très bien dans sa famille. Il en a eu besoin quand il a commencé à passer beaucoup trop de temps à griffonner des chansons pour la plupart, pas terminée. Ca c’est accumulé avec sa passion pour la littérature.
Un coup de vent, et la tempête qui hurle dans le salon. Quand il tourne la tête, finalement, il aurait aimé être aveugle. Il est devenue rouge vif, et son coeur cru jahir de sa poitrine. Hein, de quoi ? Shampoing ? Il ne comprends même plus de quoi il parle ! Il veut pas juste être habillé comme tout le monde ?! Quand Elyzio se moque ouvertement de lui, il essaye presque de se cacher derrière sa main, feintant de se gratter le front et de replacer quelques mèches de ses cheveux.
« Et toi on t’a pas appris le savoir vivre ? » Qu’il avait dit, tant consterné que ça en ressemblait à de l’agacement. A vrai dire, il n’était pas agacé. Non, et il n’était pas gêné non plus. C’est faux, mais il voulait s’en persuadé, alors il a enlevé sa main, et s’est redressé. Bien que ses yeux étaient incapable de le regarder. Et ça, ça oui, ça l’agaçait. « Putain, mais va t’habiller ! Te balade pas à poil devant moi ! » C’est pas possible. Il le rendait fou.
Il tenta vainement de s’enfuir en récupérant sa tasse dans le micro-onde, puis marcha presque comme si il était un robot rouillé jusqu’au canapé. C’est sa faute à elle, c’est ta faute à toi. Lui, il s’en foutait bien des mecs, ça pouvait pas être lui. Lui, ça l’avait jamais branché toutes ses conneries. Et pourtant, au combien il avait été abasourdi par la beauté de son corps. Mais c’est pas lui. Non, c’est pas moi !
De toute manière, c’était parce qu’il avait été surpris qu’il réagissait ainsi. Sinon… Non, sinon ça se serait quand même produit, peut-être qu’il aurait été moins rouge et moins déstabilisé. Mais le reste, il l’aurait senti pareil.
Il n’essayait même pas de savoir pourquoi il était sorti de la salle de bain. Il s’en foutait. Il voulait juste qu’il range son sexe dans un slip.
« c’est pas possible.. » qu’il a soupiré.
Alors, il récupéra son briquet, avec tout flambera sous ses doigts. Et il le regarda de nouveau, souriant faiblement. Avait-il compris ? Sans doute pas. Non, il n’y avait que lui qui était assez fou pour imaginer des histoires à travers un mot. Il était le seul à percer les secrets en une respiration. Parce qu’il avait bien vu qu’il mentait, qu’il ne voulait pas dire pourquoi il avait pleuré, en quoi le monde s’était chaviré, comme si l’arche de noé s’était fait soulever par une vague en pleine mer, comme si le monde jamais ne renaîtrai. Non, il ne sait pas ce qui a fait brûler son coeur, il ne sait pas ce qui à flamber sa peau, tant qu’il en avait encore les sensations. Mais, il savait qu’il y avait quelques lignes sur les lèvres qui ne voulait pas sortir. Il n’allait pas lui réclamer, façon, lui comme Katt, ils n’étaient pas prêt pour le moment à capituler, à ce raconter des tartines de récits démodés.
Et, ploc, comme une goutte de pluie sur le verre, il croit voir flou. Mais c’est qu’il n’a plus ses lunettes. Ca le surprends. Un peu. Et l’autre il rit. Tout lui semble plus clair. Dans les vagues, il y avait un enfant là aussi, dressé comme meurtrier. Il ne sait juste pas que le sang qui coule sur ses mains, c’est le sang qui coule en ses veines. Des parfums de cours de récré. « j’voulais juste voir comment c’était le monde à travers ton regard. Et puis, ton visage aussi. » Oh. C’était d’autant plus surprenant, et c’était un peu chaud aussi, sur les pommettes, on le vit. Et puisqu’il était d’humeur taquine, alors il serait taquin. Il a sourit, sourit comme un gamin, les yeux plissés, emplit de juvénilité, des éclats, des cristaux, oh bordel, comme c’est beau. Il a sourit, comme le coeur ouvert à sa gueule. « Tu me vois bien là ? » Façon, c’est toujours lui qui gagne. Peu importe le jeu. Mais faudrait pas trop s’y tenter, il sait bien qu’il n’est pas attisé par l’humanité. Non, il fait jamais les choses avec arrières pensés. Du moins si, mais pas CE genre chose. Puis il se mit à rire, moqueur, quand il vit Elyzio fuir. Même si une part de lui se demandait si il n’y avait pas des non-dit qu’il craignait bien plus que la splendeur de son visage.
Quelle journée étrange.. Ca faisait longtemps qu’il n’avait pas autant souris, que ses rires étaient sorti d’entre ses lèvres comme des symphonies. Ca fait longtemps oui, qu’il n’avait pas connu le vivant comme aussi stimulant que les cordes de sa guitare, ou les touches de son piano. Bien sûr, une fois Elyzio parti, il reprit bien vite ses traits habituels et commença par mettre au micro onde son thé pour le réchauffer, parce qu’il voulait le boire, mais pas froid. Sans doute à cause du micro-onde, il ne l'avait pas entendu. Et le bruit de l’eau. Et les murs aussi. Non, ce n’est clairement pas car il divague, certainement pas, non, putain, il ne pense pas à ce putain de visage.
Elyzio était parti avec ses lunettes. A vrai dire, ce n’était pas un problème, il voyait plutôt bien sans. C’était surtout des lunettes pour éviter de fatiguer ses yeux plus que réellement un nécessaire de survie. Il n’en avait pas depuis petit, non, tout le monde voit très bien dans sa famille. Il en a eu besoin quand il a commencé à passer beaucoup trop de temps à griffonner des chansons pour la plupart, pas terminée. Ca c’est accumulé avec sa passion pour la littérature.
Un coup de vent, et la tempête qui hurle dans le salon. Quand il tourne la tête, finalement, il aurait aimé être aveugle. Il est devenue rouge vif, et son coeur cru jahir de sa poitrine. Hein, de quoi ? Shampoing ? Il ne comprends même plus de quoi il parle ! Il veut pas juste être habillé comme tout le monde ?! Quand Elyzio se moque ouvertement de lui, il essaye presque de se cacher derrière sa main, feintant de se gratter le front et de replacer quelques mèches de ses cheveux.
« Et toi on t’a pas appris le savoir vivre ? » Qu’il avait dit, tant consterné que ça en ressemblait à de l’agacement. A vrai dire, il n’était pas agacé. Non, et il n’était pas gêné non plus. C’est faux, mais il voulait s’en persuadé, alors il a enlevé sa main, et s’est redressé. Bien que ses yeux étaient incapable de le regarder. Et ça, ça oui, ça l’agaçait. « Putain, mais va t’habiller ! Te balade pas à poil devant moi ! » C’est pas possible. Il le rendait fou.
Il tenta vainement de s’enfuir en récupérant sa tasse dans le micro-onde, puis marcha presque comme si il était un robot rouillé jusqu’au canapé. C’est sa faute à elle, c’est ta faute à toi. Lui, il s’en foutait bien des mecs, ça pouvait pas être lui. Lui, ça l’avait jamais branché toutes ses conneries. Et pourtant, au combien il avait été abasourdi par la beauté de son corps. Mais c’est pas lui. Non, c’est pas moi !
De toute manière, c’était parce qu’il avait été surpris qu’il réagissait ainsi. Sinon… Non, sinon ça se serait quand même produit, peut-être qu’il aurait été moins rouge et moins déstabilisé. Mais le reste, il l’aurait senti pareil.
Il n’essayait même pas de savoir pourquoi il était sorti de la salle de bain. Il s’en foutait. Il voulait juste qu’il range son sexe dans un slip.
« c’est pas possible.. » qu’il a soupiré.
à 03:07 le 15/01/2020
♡.Kattely
« Je pense que c’est toi qui a besoin de parler. Mais vu que tu ne voudras m’en parler, tu devrais pianoter. »
Non. Il allait très bien le sale gamin.
« V-Va pas croire que j’ai chialé parce que j’arrive à plus rien supporter. C'est juste que ces temps-ci… et il fait mine de réfléchir à ces excuses à deux balles, j'ai dû mal à m'arrêter de fumer. Tu vois y'a pas que toi qui est taré.
- Façon, j’ai pleuré aussi tout à l’heure, comme ça on est quitte.
- Ouais, on va dire ça, pesta le noiraud en plaçant ses mains dans ses poches comme un enfant à qui on refusait de céder. »
Ses pupilles divaguent, elles nagent autre part dans la pièce, dans cet océan bordélique. Y'a les vagues qui se sont calmées au creux de ses paupières, mais c'est orageux au fond d'son être. Ça continue à déferler, à déborder. Après tout il avait toujours raison l'inconnu, et ça le terrorisait qu'il était si facile à déchiffrer. Tandis que lui il crevait à regarder au fond d'son âme. Mais c'est qu'il extériorise beaucoup trop le Ely, à s'allumer, à s'enflammer lorsque les paroles il arrive plus à les avaler. Après tout, il était fautif des extraits révélateurs. Et même s’il ne regardait pas l’ange siroter le contenu de sa tasse, lui, la bête enragée avait distinguer dans ce noir, sa parfaite petit ombre luire et se relever. Le silence avait creusé entre ces deux entités, un profond creux qui continuait de s’effondrer. Peut être qu’il allait se faire insulter, peut être qu’il allait se faire secouer, ou peut être Katt allait traverser, indifférent à ce qu’il venait de se passer ; pourtant là, il aurait aimé sauter dans le vide pour se sentir léger et tout laisser s’envoler. pourtant là ! il aurait aimé tout balancer pour se sentir libéré, l’poids qui commençait à l’écraser. et y’a eu ce geste chaleureux qui s’agite contre son crâne, le regard rivé au sol, Ely savourait étonnement ce court instant de réconfort. il avait cru sentir une tendresse perdue, il avait cru sentir quelque chose de doux et d’opportun. propice à ce qu’il recherchait dans cette affreuse obscurité. il avait vu renaître en lui les étincelles. Petite rose rouge, née lors des temps moroses, ignoré de tous, mais pourtant tremblaient jusqu’à ce qu’elle éclose. Elle était belle, couleur écarlate, les ronces qui piquaient l’âme ou plutôt qui rendaient malade. La peau qui saignait, car il se piquait bien trop, à espérer un jour qu’il devienne celui qui regardera de haut. Il était de cette fleur, magnifique et pourtant dévastatrice autour de laquelle s’hérissent les épines infâmes. On l’aimait cette rose même si elle déchirait la peau. Alors on l’aimera aussi même après ses défauts, Elyzio ?
La main de Katt était si grande, il était majestueux à sourire comme un ange.
Semblaient du moins, ses pomettes rosir sous l’élan affectif, Elyzio attendri. Après ça, il l’entendit réciter ces textes classiques encore enfouit. Il l’écoute car malgré lui, il aime sa voix qui lui conte la mort ou la vie. Ely, Ely.. séduit par les livres aussi. Il le cache, l’affranchi, il camoufle ses envies. Sauf qu’Ely, lui il raconte tout ça en musique, le Dom Juan mélodique. Il embrasse et charme en glissant ses doigts sur le clavier monochrome, il permet aux couleurs de se mélanger aux âmes, d’y peindre des sentiments : soleil, orage ou tempête. Gamin baroque jusqu’aux discours nuancés. Deux genres différents, deux êtres pourtant pareils. A qui on a redonné la vie.
« Tu sais quoi ? Tu devrais aller prendre une douche. mais avant ça, commencer par me rendre mon briquet. Je veux bien te prêter mon feu, mais y’a des limites à l’entendement. »
Ainsi il baisse le regard qui s’était ancré accidentellement dans les yeux uniques du divin, et constate encore le brasier entre ses doigts. Il sourit, car ça l’a permis de se repentir. Elyzio redonne le briquet qui valait sans doute bien plus qu’un attiseur de flammes. Lorsqu’il repense à le sien, il se dit qu’il n’avait jamais vraiment jugé l’importance qu’il portait sur cet objet. Après tout, on le lui avait confisqué, il n’avait pas vraiment ce droit d’en toucher un autre. Il lève encore le regard face aux expressions silencieuses du chat noir, puis lui attrape les lunettes, geste vif et soudain, les pose sur le bout de son nez avant de rigoler.
« Ca va, j’vais pas les briser, dit-il en constatant les traits surpris du plus âgé, j’voulais juste voir comment c’était le monde à travers ton regard. Et puis, ton visage aussi. »
Mais cette dernière phrase à peine prononcée, mais cette dernière juste imaginée. Il fallait le distraire, qu’il ne pense plus à son comportement et aux scènes qu’il venait d’assister. Alors il le quitte, il s’en va. Il cherche du regard si chacune de ces pièces présentaient au moins l’allure d’une salle de bain et lorsqu’il la trouve, il avertit le brun qu’il irait se doucher. Enlever enfin toute cette malhonnêteté logé en son sein; enlever les moeurs mensongères. A bas le masque, à bas les émotions, il redevient cet amas d’indifférence face à son reflet qui s’écrase contre le miroir. Impassible, il effleure. Ses courbes faciles collées en face; maudite impasse, il avait trop montré aujourd’hui. Mais il avait tant aimé, le regarder, lui l’ange endiablé. Son coeur avait flotté, léger. Et dans l’obscure éternité, il l’avait vu venir vers lui comme le soleil. Comme une lumière qui lui offrait un nouveau monde. Il l’avait attrapé, même si ça brûlait. Puis, il distingue les verres de ces cristaux au contour de ses mirettes, il les dépose eux aussi car c’est précieux. Il allume la pluie dans la salle, et s’immisce entre les gouttes chaudes de la braise. Qu’est-ce que ça faisait du bien d’enfin goûter à tant de chaleur..
Elyzio profite encore un peu, de tant de plaisir, puis décide d’enfin parler :
« Hé ! Katt ! J’utilise ton shampoing, t’es prévenu ! »
Et avant même d’entendre la réponse du prénomme, il agite la bouteille en essayant d’en extirper le contenu, malheureusement bien trop capricieux à s’écouler dans ses mains. Pas une goutte. Ely soulève le shampoing vers la lumière, puis appuie une énième fois pour contracter la bouteille. A sa plus grande surprise le contenu en ressorti, mais s’étala sur la totalité de son regard abasourdi. Une plainte douloureuse s’échappa d’entre les lèvres, quelques jurons éclatent dans la salle de bain et s’y mêlent alors les quatre lettres du propriétaire.
« KATT ! »
Mais il manque de glisser dans le carnage.
« Katt !! Elles sont où tes putain de serviettes ?! »
Pourtant insatisfait que l’homme prenait tant de temps à venir à sa rencontre, il décide de prendre ses propres vêtements et s’introduit en trombe dans la pièce principale où avaient hurlées leurs âmes auparavant. Mais c’est qu’il n’a pas de pudeur à se montrer l’corps dénudé, au fond il était assez brisé pour ne plus rien dégager. Une main tenait les quelques pièces de ses vêtements vers là où les joues rougissent, tandis qu’une autre se colla à l’encadrement de la porte.
« Hé ! Le binoclard, t’écoutes quand on te parle ! Tes shampoings ils en jettent sérieux.. »
Et à nouveau il constate son regard, puis en rigole.
« Ca va, t’as jamais vu une paire de fesses dans ta vie ? »
Elyzio, exhibitioniste.
« Je pense que c’est toi qui a besoin de parler. Mais vu que tu ne voudras m’en parler, tu devrais pianoter. »
Non. Il allait très bien le sale gamin.
« V-Va pas croire que j’ai chialé parce que j’arrive à plus rien supporter. C'est juste que ces temps-ci… et il fait mine de réfléchir à ces excuses à deux balles, j'ai dû mal à m'arrêter de fumer. Tu vois y'a pas que toi qui est taré.
- Façon, j’ai pleuré aussi tout à l’heure, comme ça on est quitte.
- Ouais, on va dire ça, pesta le noiraud en plaçant ses mains dans ses poches comme un enfant à qui on refusait de céder. »
Ses pupilles divaguent, elles nagent autre part dans la pièce, dans cet océan bordélique. Y'a les vagues qui se sont calmées au creux de ses paupières, mais c'est orageux au fond d'son être. Ça continue à déferler, à déborder. Après tout il avait toujours raison l'inconnu, et ça le terrorisait qu'il était si facile à déchiffrer. Tandis que lui il crevait à regarder au fond d'son âme. Mais c'est qu'il extériorise beaucoup trop le Ely, à s'allumer, à s'enflammer lorsque les paroles il arrive plus à les avaler. Après tout, il était fautif des extraits révélateurs. Et même s’il ne regardait pas l’ange siroter le contenu de sa tasse, lui, la bête enragée avait distinguer dans ce noir, sa parfaite petit ombre luire et se relever. Le silence avait creusé entre ces deux entités, un profond creux qui continuait de s’effondrer. Peut être qu’il allait se faire insulter, peut être qu’il allait se faire secouer, ou peut être Katt allait traverser, indifférent à ce qu’il venait de se passer ; pourtant là, il aurait aimé sauter dans le vide pour se sentir léger et tout laisser s’envoler. pourtant là ! il aurait aimé tout balancer pour se sentir libéré, l’poids qui commençait à l’écraser. et y’a eu ce geste chaleureux qui s’agite contre son crâne, le regard rivé au sol, Ely savourait étonnement ce court instant de réconfort. il avait cru sentir une tendresse perdue, il avait cru sentir quelque chose de doux et d’opportun. propice à ce qu’il recherchait dans cette affreuse obscurité. il avait vu renaître en lui les étincelles. Petite rose rouge, née lors des temps moroses, ignoré de tous, mais pourtant tremblaient jusqu’à ce qu’elle éclose. Elle était belle, couleur écarlate, les ronces qui piquaient l’âme ou plutôt qui rendaient malade. La peau qui saignait, car il se piquait bien trop, à espérer un jour qu’il devienne celui qui regardera de haut. Il était de cette fleur, magnifique et pourtant dévastatrice autour de laquelle s’hérissent les épines infâmes. On l’aimait cette rose même si elle déchirait la peau. Alors on l’aimera aussi même après ses défauts, Elyzio ?
La main de Katt était si grande, il était majestueux à sourire comme un ange.
Semblaient du moins, ses pomettes rosir sous l’élan affectif, Elyzio attendri. Après ça, il l’entendit réciter ces textes classiques encore enfouit. Il l’écoute car malgré lui, il aime sa voix qui lui conte la mort ou la vie. Ely, Ely.. séduit par les livres aussi. Il le cache, l’affranchi, il camoufle ses envies. Sauf qu’Ely, lui il raconte tout ça en musique, le Dom Juan mélodique. Il embrasse et charme en glissant ses doigts sur le clavier monochrome, il permet aux couleurs de se mélanger aux âmes, d’y peindre des sentiments : soleil, orage ou tempête. Gamin baroque jusqu’aux discours nuancés. Deux genres différents, deux êtres pourtant pareils. A qui on a redonné la vie.
« Tu sais quoi ? Tu devrais aller prendre une douche. mais avant ça, commencer par me rendre mon briquet. Je veux bien te prêter mon feu, mais y’a des limites à l’entendement. »
Ainsi il baisse le regard qui s’était ancré accidentellement dans les yeux uniques du divin, et constate encore le brasier entre ses doigts. Il sourit, car ça l’a permis de se repentir. Elyzio redonne le briquet qui valait sans doute bien plus qu’un attiseur de flammes. Lorsqu’il repense à le sien, il se dit qu’il n’avait jamais vraiment jugé l’importance qu’il portait sur cet objet. Après tout, on le lui avait confisqué, il n’avait pas vraiment ce droit d’en toucher un autre. Il lève encore le regard face aux expressions silencieuses du chat noir, puis lui attrape les lunettes, geste vif et soudain, les pose sur le bout de son nez avant de rigoler.
« Ca va, j’vais pas les briser, dit-il en constatant les traits surpris du plus âgé, j’voulais juste voir comment c’était le monde à travers ton regard. Et puis, ton visage aussi. »
Mais cette dernière phrase à peine prononcée, mais cette dernière juste imaginée. Il fallait le distraire, qu’il ne pense plus à son comportement et aux scènes qu’il venait d’assister. Alors il le quitte, il s’en va. Il cherche du regard si chacune de ces pièces présentaient au moins l’allure d’une salle de bain et lorsqu’il la trouve, il avertit le brun qu’il irait se doucher. Enlever enfin toute cette malhonnêteté logé en son sein; enlever les moeurs mensongères. A bas le masque, à bas les émotions, il redevient cet amas d’indifférence face à son reflet qui s’écrase contre le miroir. Impassible, il effleure. Ses courbes faciles collées en face; maudite impasse, il avait trop montré aujourd’hui. Mais il avait tant aimé, le regarder, lui l’ange endiablé. Son coeur avait flotté, léger. Et dans l’obscure éternité, il l’avait vu venir vers lui comme le soleil. Comme une lumière qui lui offrait un nouveau monde. Il l’avait attrapé, même si ça brûlait. Puis, il distingue les verres de ces cristaux au contour de ses mirettes, il les dépose eux aussi car c’est précieux. Il allume la pluie dans la salle, et s’immisce entre les gouttes chaudes de la braise. Qu’est-ce que ça faisait du bien d’enfin goûter à tant de chaleur..
Elyzio profite encore un peu, de tant de plaisir, puis décide d’enfin parler :
« Hé ! Katt ! J’utilise ton shampoing, t’es prévenu ! »
Et avant même d’entendre la réponse du prénomme, il agite la bouteille en essayant d’en extirper le contenu, malheureusement bien trop capricieux à s’écouler dans ses mains. Pas une goutte. Ely soulève le shampoing vers la lumière, puis appuie une énième fois pour contracter la bouteille. A sa plus grande surprise le contenu en ressorti, mais s’étala sur la totalité de son regard abasourdi. Une plainte douloureuse s’échappa d’entre les lèvres, quelques jurons éclatent dans la salle de bain et s’y mêlent alors les quatre lettres du propriétaire.
« KATT ! »
Mais il manque de glisser dans le carnage.
« Katt !! Elles sont où tes putain de serviettes ?! »
Pourtant insatisfait que l’homme prenait tant de temps à venir à sa rencontre, il décide de prendre ses propres vêtements et s’introduit en trombe dans la pièce principale où avaient hurlées leurs âmes auparavant. Mais c’est qu’il n’a pas de pudeur à se montrer l’corps dénudé, au fond il était assez brisé pour ne plus rien dégager. Une main tenait les quelques pièces de ses vêtements vers là où les joues rougissent, tandis qu’une autre se colla à l’encadrement de la porte.
« Hé ! Le binoclard, t’écoutes quand on te parle ! Tes shampoings ils en jettent sérieux.. »
Et à nouveau il constate son regard, puis en rigole.
« Ca va, t’as jamais vu une paire de fesses dans ta vie ? »
Elyzio, exhibitioniste.
à 18:50 le 14/01/2020
Kattely ♡
Lui aussi, il était distrait. Lui aussi, il avait les pensées volatiles, qui étaient prises bien trop souvent de vertiges. il n’avait pas vu les phrases harmonisés le désemparé. Il n’avait pas vu son monde s’écrouler à l’instant où lui pensait encore à ses propres mots, et puis au sien, et puis tout ça. Tout ce grand bordel qu’est arrivé comme un jour de pluie. Que deux êtres qu’avait crevé sur l'asphalte, ça devait forcément être réuni. A vrai dire, il en douta. Car sinon, peut-être que la musique n’aurait pas été là. peut-être que la musique ne les aurait pas sauvé. Et encore, car la musique n’a pas sauvé sa vie. mais son enfant, oui.
Des sanglots. Alors Katt lève enfin les yeux à celui qui se tenait encore debout. Il le regardait, et bordel, et bordel, qu’est-ce qu’il avait manqué à penser à ce lieu morbide qui n’avait aucune utilité ? car de toute manière, on s’en fou de la mort quand on est vivant. On s’en fou d’la faucheuse quand on peut encore respirer. y’a tout ce qui pourrait les tuer qu’il jette hors de l’appart, sauf ça, sauf ce briquet. Encore heureux, a-t-il pensé, puisque c’est le sien. Et il ne lâcha pas tout de suite l’objet du regard, fronçant faiblement les sourcils en constatant la force qu’il mettait à le comprimer; il allait exploser s’il continuait. est-ce que c’est parce qu’il n’avait pas réussi, tremblant trop, à allumer sa cigarette ? C’était plus simple d’oublier les choses en tirant sur une clope. Qu’est-ce qui t’a tué ?
« Alors vas-y ! Vas-y racontes moi ! » mais lui, il ne savait pas les raconter ces foutues monstruosités. lui, il sait pas faire de longues phrases, encore moins pour parler de chose qui lui donne encore la nausée. et dans le fond, lui, ça lui faisait rien aussi de le voir pleurer. il voulait juste comprendre pourquoi il pleurait, sans jugement. il ne jugera jamais des larmes, peut-être car il en avait trop lâché lui aussi. « J’veux pas être le seul à m’sentir humilé d’chialer », et d’hurler, alors que personne ne peut comprendre la plaie au coeur. Il saisit l’idée. Il saisit sa peur.
Katt a pouffé.
Mais bien sûr que non, ça ne l’amusait pas. Pas réellement. Un peu seulement.. Il a saisit son thé tout en venant s’asseoir en tailleur. « Je pense que c’est toi qui a besoin de parler. Mais vu que tu ne voudras m’en parler, tu devrais pianoter. » Non, bien sûr qu’il ne voulait pas lui en parler. Et puis quoi encore, il n’est pas fou à ce point là, il va pas raconter sa vie à ce gars sous prétexte qu’il joue avec le coeur. il ne va cracher son hémoglobine sous prétexte qu’il lui demande de verser tout ce qui le chagrine. Bien qu’une part de lui, étrangement, se sentait à l’aise avec lui et capable de tout lui dire, de la première à la dernière ligne, de la naissance à la fin de la vie. la mort et la résurrection, de son coeur qui s’engouffre dans la déraison. oui, bien sûr qu’il aurait pu tout lui chanter avec un détachement sans fin, mais il ne le ferait pas. trop tôt ou trop tard, de toute manière, l’histoire c’est terminé à l’instant où son coeur s’est arrêté. Même si aujourd’hui, maintenant, à la seconde où tout ça se passait, il battait. -- mais putain, c’est pas le sien. c’est juste pas son putain de myocarde qui s’écroule de peine face à ses larmes. C’est pas son coeur fragile qui voudrait apaiser l’amertume.
« Façon, j’ai pleuré aussi tout à l’heure, comme ça on est quitte. » mais moi, oui moi, tu ne m’as pas vu pleurer. et peut-être que c’est ça qui te fait chier. c’est que mes yeux t’ont vu dans toute ton agonie. il avale une gorgée du thé. il est froid. Katt le repose sur la table. Et sur ses gestes vains, il s’est relevé, puis étiré avant de se tourner à nouveau vers lui. Il avait vraiment des airs de chiots. Pitoyable et désemparé. Le mot exacte serait misérable, comme le bouquin. mais il ne serait pas un gentil, non, il serait sans doute Javert. Le flic qui se décompose avec le monde qu’on lui avait appris. Ce personnage qui d’une vérité est passé à une autre. Le monde a tourné sans lui. Oui, il est ce genre de personnage triste que tout le monde déteste, hormis ceux qui ont assez souffert pour saisir qu’il est celui qui souffre le plus. Il n’y a pas d’espoir quand on est le vilain de l’histoire.
Sans réellement s’en rendre compte, il s’était approché. Et sa main s’était niché dans ses cheveux déjà ébouriffé. Une caresse à l’envolé, c’est ce qu’il aurait dû faire, mais il a continué à passer ses doigts entre ses obscures mèches. Sans un sourire. Sans une parole. Avant qu’elle ne se cache dans sa poche.
puis il prononça avec un peu de théâtralité : « tu disais en ton coeur : je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de dieu ; je m'assiérai sur la montagne de l’assemblée à l'extrémité du septentrion. Je monterai sur le sommet des nues, je serais semblable au très haut.’ » un sourire sur sa gueule d’ange. « la chute de lucifer. »
A vrai dire, il se disait qu’Ely le trouvait bizarre a avoir autant de référence sur tout, mais surtout biblique. Ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il l’avait dit pour qu’il y pense, et qu’il trouve ça nul. L’unique but de le détendre en le laissant ouvertement se foutre de sa gueule. Dans le fond, il voulait le consoler. Sans le prendre dans ses bras, et sans lui dire que ça ira. Parce qu’il sait que ça n’ira pas. Pas tout de suite. Mais il était certain qu’il s’en remettrait. Aller savoir, pourquoi, peut-être car on lui a pas arraché le coeur, lui.
« tu sais quoi ? tu devrais aller prendre une douche. mais avant ça, commencer par me rendre mon briquet. je veux bien te prêter mon feu, mais y’a des limites à l’entendement. »
et les mots sortis de la bouche lui semblait plein de sous entendu. il ne parlait bien que d’un briquet, et pourtant, pourtant, ça lui sembla plus doux que ça. plus chaleureux que la braise, plus tendre que les courbes de la fumée. ça lui sembla tant qu’il en détourna le regard en tendant sa main.
parce qu’il voulait bien partager un foutu briquet, tourner la molette là où la pulpe de son doigt a râpé. Parce qu’il voulait bien lui donner un peu de son brasier, il se disait que c’était assez. façon, de ce feu là, c'est pas réellement lui qui le contrôle.
il te plait, hein ?
god-ness.
Lui aussi, il était distrait. Lui aussi, il avait les pensées volatiles, qui étaient prises bien trop souvent de vertiges. il n’avait pas vu les phrases harmonisés le désemparé. Il n’avait pas vu son monde s’écrouler à l’instant où lui pensait encore à ses propres mots, et puis au sien, et puis tout ça. Tout ce grand bordel qu’est arrivé comme un jour de pluie. Que deux êtres qu’avait crevé sur l'asphalte, ça devait forcément être réuni. A vrai dire, il en douta. Car sinon, peut-être que la musique n’aurait pas été là. peut-être que la musique ne les aurait pas sauvé. Et encore, car la musique n’a pas sauvé sa vie. mais son enfant, oui.
Des sanglots. Alors Katt lève enfin les yeux à celui qui se tenait encore debout. Il le regardait, et bordel, et bordel, qu’est-ce qu’il avait manqué à penser à ce lieu morbide qui n’avait aucune utilité ? car de toute manière, on s’en fou de la mort quand on est vivant. On s’en fou d’la faucheuse quand on peut encore respirer. y’a tout ce qui pourrait les tuer qu’il jette hors de l’appart, sauf ça, sauf ce briquet. Encore heureux, a-t-il pensé, puisque c’est le sien. Et il ne lâcha pas tout de suite l’objet du regard, fronçant faiblement les sourcils en constatant la force qu’il mettait à le comprimer; il allait exploser s’il continuait. est-ce que c’est parce qu’il n’avait pas réussi, tremblant trop, à allumer sa cigarette ? C’était plus simple d’oublier les choses en tirant sur une clope. Qu’est-ce qui t’a tué ?
« Alors vas-y ! Vas-y racontes moi ! » mais lui, il ne savait pas les raconter ces foutues monstruosités. lui, il sait pas faire de longues phrases, encore moins pour parler de chose qui lui donne encore la nausée. et dans le fond, lui, ça lui faisait rien aussi de le voir pleurer. il voulait juste comprendre pourquoi il pleurait, sans jugement. il ne jugera jamais des larmes, peut-être car il en avait trop lâché lui aussi. « J’veux pas être le seul à m’sentir humilé d’chialer », et d’hurler, alors que personne ne peut comprendre la plaie au coeur. Il saisit l’idée. Il saisit sa peur.
Katt a pouffé.
Mais bien sûr que non, ça ne l’amusait pas. Pas réellement. Un peu seulement.. Il a saisit son thé tout en venant s’asseoir en tailleur. « Je pense que c’est toi qui a besoin de parler. Mais vu que tu ne voudras m’en parler, tu devrais pianoter. » Non, bien sûr qu’il ne voulait pas lui en parler. Et puis quoi encore, il n’est pas fou à ce point là, il va pas raconter sa vie à ce gars sous prétexte qu’il joue avec le coeur. il ne va cracher son hémoglobine sous prétexte qu’il lui demande de verser tout ce qui le chagrine. Bien qu’une part de lui, étrangement, se sentait à l’aise avec lui et capable de tout lui dire, de la première à la dernière ligne, de la naissance à la fin de la vie. la mort et la résurrection, de son coeur qui s’engouffre dans la déraison. oui, bien sûr qu’il aurait pu tout lui chanter avec un détachement sans fin, mais il ne le ferait pas. trop tôt ou trop tard, de toute manière, l’histoire c’est terminé à l’instant où son coeur s’est arrêté. Même si aujourd’hui, maintenant, à la seconde où tout ça se passait, il battait. -- mais putain, c’est pas le sien. c’est juste pas son putain de myocarde qui s’écroule de peine face à ses larmes. C’est pas son coeur fragile qui voudrait apaiser l’amertume.
« Façon, j’ai pleuré aussi tout à l’heure, comme ça on est quitte. » mais moi, oui moi, tu ne m’as pas vu pleurer. et peut-être que c’est ça qui te fait chier. c’est que mes yeux t’ont vu dans toute ton agonie. il avale une gorgée du thé. il est froid. Katt le repose sur la table. Et sur ses gestes vains, il s’est relevé, puis étiré avant de se tourner à nouveau vers lui. Il avait vraiment des airs de chiots. Pitoyable et désemparé. Le mot exacte serait misérable, comme le bouquin. mais il ne serait pas un gentil, non, il serait sans doute Javert. Le flic qui se décompose avec le monde qu’on lui avait appris. Ce personnage qui d’une vérité est passé à une autre. Le monde a tourné sans lui. Oui, il est ce genre de personnage triste que tout le monde déteste, hormis ceux qui ont assez souffert pour saisir qu’il est celui qui souffre le plus. Il n’y a pas d’espoir quand on est le vilain de l’histoire.
Sans réellement s’en rendre compte, il s’était approché. Et sa main s’était niché dans ses cheveux déjà ébouriffé. Une caresse à l’envolé, c’est ce qu’il aurait dû faire, mais il a continué à passer ses doigts entre ses obscures mèches. Sans un sourire. Sans une parole. Avant qu’elle ne se cache dans sa poche.
puis il prononça avec un peu de théâtralité : « tu disais en ton coeur : je monterai au ciel, j’élèverai mon trône au-dessus des étoiles de dieu ; je m'assiérai sur la montagne de l’assemblée à l'extrémité du septentrion. Je monterai sur le sommet des nues, je serais semblable au très haut.’ » un sourire sur sa gueule d’ange. « la chute de lucifer. »
A vrai dire, il se disait qu’Ely le trouvait bizarre a avoir autant de référence sur tout, mais surtout biblique. Ce qu’il ne disait pas, c’est qu’il l’avait dit pour qu’il y pense, et qu’il trouve ça nul. L’unique but de le détendre en le laissant ouvertement se foutre de sa gueule. Dans le fond, il voulait le consoler. Sans le prendre dans ses bras, et sans lui dire que ça ira. Parce qu’il sait que ça n’ira pas. Pas tout de suite. Mais il était certain qu’il s’en remettrait. Aller savoir, pourquoi, peut-être car on lui a pas arraché le coeur, lui.
« tu sais quoi ? tu devrais aller prendre une douche. mais avant ça, commencer par me rendre mon briquet. je veux bien te prêter mon feu, mais y’a des limites à l’entendement. »
et les mots sortis de la bouche lui semblait plein de sous entendu. il ne parlait bien que d’un briquet, et pourtant, pourtant, ça lui sembla plus doux que ça. plus chaleureux que la braise, plus tendre que les courbes de la fumée. ça lui sembla tant qu’il en détourna le regard en tendant sa main.
parce qu’il voulait bien partager un foutu briquet, tourner la molette là où la pulpe de son doigt a râpé. Parce qu’il voulait bien lui donner un peu de son brasier, il se disait que c’était assez. façon, de ce feu là, c'est pas réellement lui qui le contrôle.
il te plait, hein ?
god-ness.
à 03:22 le 14/01/2020
♡.Kattely
La nuit avait tombé entre leurs corps, vide ancestral et plein de remord. Elyzio le regarde, encore bouleversé par son comportement troublant. Et il le savait, l’américain, qu’il pouvait tout renverser à sa guise. Et il le savait, le malin, qu’il allait être indélébile. Il malmène gentiment la cigarette présente au creux de ses lèvres, en attendant que le petit agneau se relève. A vrai dire, ça l’avait plutôt amusé de le voir si effrayé à l’instant, de voir ses pupilles décolorées se fondrent dans une peur insoutenable. Il l’avait vu trembler aussi, Katt. Tandis que son sourire ajoute ces traits mesquins à son visage, le noiraud continue de lui jeter ces regards arrogants qui l’avaient mis à terre ; simple carcasse froissée par les tourments. Katt s’élance en premier dès lors où le mégot enlace ses doigts, il était vif, rapide. Et ignorait de plus belle les expressions d’Ely. Après peu, ses pas martèlent le sol où les semelles du plus grand le fractionnent. L’adolescent le regarde ouvrir la porte fenêtre, et profite de l’instant pour laisser brûler à travers la faible brise, ses élans émotionnels aux couleurs colère. Tout s’crame. Tout sauf sa clope, car c’est qu’il en est confisqué de briquet, le gringalet. Les pupilles baignées dans le noir, il soupire, la tête penchée en arrière, le dos contre la rambarde, le sale mégot coincé entre les dents.. Et bien qu’il permettait au garçon divin de s’y attacher à cet univers nocturne et calme, ses prunelles s’étaient collées à son visage exemplaire. Le silence à ses lippes n’avait jamais été aussi beau. La tête rivée vers la sienne, Elyzio tenta de remettre en marche les lignes de leur conversation, mais se fit devancer par son voisin.
« Moi aussi, je suis revenu d’entre les morts. Et ce n’est pas qu’une façon de parler. »
A cet instant lorsque leurs iris s’étaient mélangées dans un univers semblable au désordre présent à l’appartement du jeune homme, la clope entre ses lèvres s’échappa. Il n’y avait pas fait attention, car c’est que son sérieux soudain l’avait terriblement déconcerté. Et puis, qui était-il au final, le valeureux Katt ? Elyzio attisé par le feu avait tout foutu en l’air lors des états d’âmes déchaînés. Après, tout s’agite physiquement chez Ely. Tout s’éternise contre sa peau. Tout se concentre dans son corps. Et quand ça explose ; la peinture s’étale contre le sol. Dégoulinant le long des allées sentimentales. Et puis l’arrêt du temps ; l’arrêt des voix. Rien ne chuchote à travers le vacarme. Rien ne perturbe l’atmosphère. Pourtant le silence. Pourtant le vide. Pourtant tout cela et Elyzio capitule. Il a vu sa silhouette à peine prononcée s’harmoniser aux entraves transparentes du rideau. C’était la valse du vent, l’air du soir. Mais Ely, le courageux, il s’aventure au-délà des convoitises, il distingue l’ange poser ses orbes magiques sur sa présence, il hume la dernière effluve de cigarette laissée par sa traînée romanesque. La sienne éteinte par terre, roule vers l'extérieur et se jette au vide comme ses sentiments perfides. « je me disais, peut-être qu’on s’est rencontré. tu sais, au royaume des morts. » Il aurait aimé t’avoir rencontré dès lors où tu t’étais senti compressé dans l’anarchie. Il aurait aimé t’avoir rencontré dès lors où tu avais sonné le chao pour la première fois. Il aurait aimé avoir entendu tes doigts grincer sur les cordes, car c’est que tu le rendais encore bien plus fou que tu ne le pensais.
« Deux êtres comme nous allaient forcément se rencontrer un jour ou l’autre, Katt. Et même si c’est banal de frôler la mort, y revenir devient bien plus qu’un simple miracle. »
Elyzio s’approche lentement de lui.
Ca remontait à quelques années, ces étapes déchirantes. Il regarde le sol encore taché de ces millions de feuilles désemparées. Il regarde le sol où leurs deux silhouettes s’étaient entremêlées. Et y’a tout à coup les souvenirs terribles qui s’mélangent au présent horrifique. D’ses yeux meurtris il distingue encore le sang gicler d’entre ses dents, lorsque les couleurs violence se mêle à son visage. On y distingue parmis le paysage sanguinolent, les traits amusés se crisper à ses lèvres. Ely.. Ely.. Tu souris beaucoup trop, Ely. On te l’avais déjà hurlé que les dents, fallait qu’elles soient cachées. Que les lèvres fallait qu’elles soient scellées. Le silence s’abat à sa silhouette dès que sa tête se fracasse au sol, à milles reprises, à milles intervalles, il sourit au spectacle infernal des sentiments acharnés, il sourit encore pendant les dernières secondes qui lui restait. Pourtant l’anatomie décortiquée. Pourtant le visage défiguré. Tu vies encore, le sale connard qui sourit aux prudes. Tu vies encore, le sale clébard qui s’engage dans les danses en rut. Ses lèvres moisies de bonheur elles embrassent tout ce qui touche à son coeur. Ely, le collectionneur. Pas une seule n’oublie ses couleurs, toutes à clamer l’horreur d’ses envies, harmonie fatidique qui s’écroule et s’évanouit durant les longues nuits.
Ca hurle au crime pourtant, alors que ses phalanges ne décollent à peine ses sous vêtements. La minette qui gémit sous les regards embués s’offre parfois à ces douceurs interdites qui s’écoulent d’Ely, illicite et imaginaire. Les mains autour de son cou, la pulpe de ses doigts vernis, colorés descend le long de sa nuque, à Ely. Il ressent tout, l’corps engourdit d’substances défendues. L’corps imprégné de fumée ; sentiments de discorde et pensées bordéliques. Il divague, la jeune femme au creux de ses bras. Elle tourne, elle se penche en arrière et y’a les lèvres, intrépides du noiraud qui remonte de sa peau dénudée jusqu’à son soutien gorge à moitié dégrafé. Et tout à coup, les cliquetis du paysage. Et tout à coup, flash, flash, la lumière hallucinante ! Elyzio aveuglé, Elyzio effondré.
Elyzio, revient à la réalité.
Ouvre les yeux. Distingue à nouveau le sol
tumultueux et romanesque.
qui colore. l’atmosphère
Pourtant d’ses yeux ahuris, y’a des larmes qui s’ébruitent, tempête où la pluie ne cesse plus.
Mais à travers tant d’horreur collé à son visage, y’a quelques lueurs qui font naufrages, sourire, sourire, sourire indélébile. Et pourquoi il ne s’efface pas le fichu sourire meurtrier ?! Et pourquoi il ne s’efface pas la saleté à ses lèvres qui fait pourrir le zèle. Fallait qu’on l’abatte le sale vaut rien qui déambule sur les trottoirs. Sale parasite des sociétés qu’il s’imagine.
Alors il attrape le briquet du propriétaire, il arrache une cigarette à sa boîte écrasée dans ses mains. Ouragan frissonnant, son corps tremble, pas même la flamme atteint le bout. Pas même son âme distingue le tout.
Il se détestait à ressurgir de la sorte, dans ces moments précoces où ses lois s’appliquent doucement à Katt. Il est pathétique le Ely, il n’en vit plus. Elyzio balance tout par la fenêtre, sa clope, son paquet, ses sentiments, sa colère. Mais y’a son mouvement qui est fait, il s’apprête à jeter le briquet, sauf qu’il s’arrête. Il s’arrête, car c’est la seule chose qui lui permet de retrouver son calme. Alors il le serre, terriblement fort.
« Alors vas-y ! Vas-y racontes moi ! Racontes moi comment t’as fait pour survivre à l’horreur et d’avoir le châtiment d’y revenir ! J’veux pas être le seul à m’sentir humilié d’chialer, d’hurler devant un inconnu que je connais à peine. Alors déballes ton sac, le clébard. »
La nuit avait tombé entre leurs corps, vide ancestral et plein de remord. Elyzio le regarde, encore bouleversé par son comportement troublant. Et il le savait, l’américain, qu’il pouvait tout renverser à sa guise. Et il le savait, le malin, qu’il allait être indélébile. Il malmène gentiment la cigarette présente au creux de ses lèvres, en attendant que le petit agneau se relève. A vrai dire, ça l’avait plutôt amusé de le voir si effrayé à l’instant, de voir ses pupilles décolorées se fondrent dans une peur insoutenable. Il l’avait vu trembler aussi, Katt. Tandis que son sourire ajoute ces traits mesquins à son visage, le noiraud continue de lui jeter ces regards arrogants qui l’avaient mis à terre ; simple carcasse froissée par les tourments. Katt s’élance en premier dès lors où le mégot enlace ses doigts, il était vif, rapide. Et ignorait de plus belle les expressions d’Ely. Après peu, ses pas martèlent le sol où les semelles du plus grand le fractionnent. L’adolescent le regarde ouvrir la porte fenêtre, et profite de l’instant pour laisser brûler à travers la faible brise, ses élans émotionnels aux couleurs colère. Tout s’crame. Tout sauf sa clope, car c’est qu’il en est confisqué de briquet, le gringalet. Les pupilles baignées dans le noir, il soupire, la tête penchée en arrière, le dos contre la rambarde, le sale mégot coincé entre les dents.. Et bien qu’il permettait au garçon divin de s’y attacher à cet univers nocturne et calme, ses prunelles s’étaient collées à son visage exemplaire. Le silence à ses lippes n’avait jamais été aussi beau. La tête rivée vers la sienne, Elyzio tenta de remettre en marche les lignes de leur conversation, mais se fit devancer par son voisin.
« Moi aussi, je suis revenu d’entre les morts. Et ce n’est pas qu’une façon de parler. »
A cet instant lorsque leurs iris s’étaient mélangées dans un univers semblable au désordre présent à l’appartement du jeune homme, la clope entre ses lèvres s’échappa. Il n’y avait pas fait attention, car c’est que son sérieux soudain l’avait terriblement déconcerté. Et puis, qui était-il au final, le valeureux Katt ? Elyzio attisé par le feu avait tout foutu en l’air lors des états d’âmes déchaînés. Après, tout s’agite physiquement chez Ely. Tout s’éternise contre sa peau. Tout se concentre dans son corps. Et quand ça explose ; la peinture s’étale contre le sol. Dégoulinant le long des allées sentimentales. Et puis l’arrêt du temps ; l’arrêt des voix. Rien ne chuchote à travers le vacarme. Rien ne perturbe l’atmosphère. Pourtant le silence. Pourtant le vide. Pourtant tout cela et Elyzio capitule. Il a vu sa silhouette à peine prononcée s’harmoniser aux entraves transparentes du rideau. C’était la valse du vent, l’air du soir. Mais Ely, le courageux, il s’aventure au-délà des convoitises, il distingue l’ange poser ses orbes magiques sur sa présence, il hume la dernière effluve de cigarette laissée par sa traînée romanesque. La sienne éteinte par terre, roule vers l'extérieur et se jette au vide comme ses sentiments perfides. « je me disais, peut-être qu’on s’est rencontré. tu sais, au royaume des morts. » Il aurait aimé t’avoir rencontré dès lors où tu t’étais senti compressé dans l’anarchie. Il aurait aimé t’avoir rencontré dès lors où tu avais sonné le chao pour la première fois. Il aurait aimé avoir entendu tes doigts grincer sur les cordes, car c’est que tu le rendais encore bien plus fou que tu ne le pensais.
« Deux êtres comme nous allaient forcément se rencontrer un jour ou l’autre, Katt. Et même si c’est banal de frôler la mort, y revenir devient bien plus qu’un simple miracle. »
Elyzio s’approche lentement de lui.
Ca remontait à quelques années, ces étapes déchirantes. Il regarde le sol encore taché de ces millions de feuilles désemparées. Il regarde le sol où leurs deux silhouettes s’étaient entremêlées. Et y’a tout à coup les souvenirs terribles qui s’mélangent au présent horrifique. D’ses yeux meurtris il distingue encore le sang gicler d’entre ses dents, lorsque les couleurs violence se mêle à son visage. On y distingue parmis le paysage sanguinolent, les traits amusés se crisper à ses lèvres. Ely.. Ely.. Tu souris beaucoup trop, Ely. On te l’avais déjà hurlé que les dents, fallait qu’elles soient cachées. Que les lèvres fallait qu’elles soient scellées. Le silence s’abat à sa silhouette dès que sa tête se fracasse au sol, à milles reprises, à milles intervalles, il sourit au spectacle infernal des sentiments acharnés, il sourit encore pendant les dernières secondes qui lui restait. Pourtant l’anatomie décortiquée. Pourtant le visage défiguré. Tu vies encore, le sale connard qui sourit aux prudes. Tu vies encore, le sale clébard qui s’engage dans les danses en rut. Ses lèvres moisies de bonheur elles embrassent tout ce qui touche à son coeur. Ely, le collectionneur. Pas une seule n’oublie ses couleurs, toutes à clamer l’horreur d’ses envies, harmonie fatidique qui s’écroule et s’évanouit durant les longues nuits.
Ca hurle au crime pourtant, alors que ses phalanges ne décollent à peine ses sous vêtements. La minette qui gémit sous les regards embués s’offre parfois à ces douceurs interdites qui s’écoulent d’Ely, illicite et imaginaire. Les mains autour de son cou, la pulpe de ses doigts vernis, colorés descend le long de sa nuque, à Ely. Il ressent tout, l’corps engourdit d’substances défendues. L’corps imprégné de fumée ; sentiments de discorde et pensées bordéliques. Il divague, la jeune femme au creux de ses bras. Elle tourne, elle se penche en arrière et y’a les lèvres, intrépides du noiraud qui remonte de sa peau dénudée jusqu’à son soutien gorge à moitié dégrafé. Et tout à coup, les cliquetis du paysage. Et tout à coup, flash, flash, la lumière hallucinante ! Elyzio aveuglé, Elyzio effondré.
Elyzio, revient à la réalité.
Ouvre les yeux. Distingue à nouveau le sol
tumultueux et romanesque.
qui colore. l’atmosphère
Pourtant d’ses yeux ahuris, y’a des larmes qui s’ébruitent, tempête où la pluie ne cesse plus.
Mais à travers tant d’horreur collé à son visage, y’a quelques lueurs qui font naufrages, sourire, sourire, sourire indélébile. Et pourquoi il ne s’efface pas le fichu sourire meurtrier ?! Et pourquoi il ne s’efface pas la saleté à ses lèvres qui fait pourrir le zèle. Fallait qu’on l’abatte le sale vaut rien qui déambule sur les trottoirs. Sale parasite des sociétés qu’il s’imagine.
Alors il attrape le briquet du propriétaire, il arrache une cigarette à sa boîte écrasée dans ses mains. Ouragan frissonnant, son corps tremble, pas même la flamme atteint le bout. Pas même son âme distingue le tout.
Il se détestait à ressurgir de la sorte, dans ces moments précoces où ses lois s’appliquent doucement à Katt. Il est pathétique le Ely, il n’en vit plus. Elyzio balance tout par la fenêtre, sa clope, son paquet, ses sentiments, sa colère. Mais y’a son mouvement qui est fait, il s’apprête à jeter le briquet, sauf qu’il s’arrête. Il s’arrête, car c’est la seule chose qui lui permet de retrouver son calme. Alors il le serre, terriblement fort.
« Alors vas-y ! Vas-y racontes moi ! Racontes moi comment t’as fait pour survivre à l’horreur et d’avoir le châtiment d’y revenir ! J’veux pas être le seul à m’sentir humilié d’chialer, d’hurler devant un inconnu que je connais à peine. Alors déballes ton sac, le clébard. »
à 21:14 le 13/01/2020
Kattely ♡
bousculer entre les murs du chaos, emporter comme une partition au vent, voilà où vont les effluves du temps. ici et là, parsemer sur les terres désertées. et au milieu de tout règne le vide qu’il pénètre en lui agrippant les joues. et Katt, le regarde, dominé pour la première fois depuis longtemps. dominé par les sentiments. le ventre serré, le coeur agrippé à ses pupilles qui veulent construire des empires là où le monde a cessé d’exister. régner d’une main de maître au coeur de lucifer.
« Car moi je reviens d’entre les morts. », pourquoi les mots sont si forts ? pourquoi ça tambourine ailleurs que dans son crâne qui réfléchit à chaque ponctuation ? C’était ça dont elle lui parlait milles fois dans des sons au piano qui lui semblait insignifiant ? c’était ça, la passion, plus forte que la raison ? il lui dégueule dessus des promesses de haut les coeurs, il lui crache dessus des vers tout en douceur. et y’a son front contre le sien, et il aurait presque l’impression d’avoir de la fièvre et d’en perdre son nom. Il ne contrôle plus rien. et pour ne pas dire qu’il craint, qu’il tremble entre ses mains, il dira qu’il adore ça. en fait, peut-être même plus que ça. il dira qu’il a jouit contre son parquet abimé, déraillé par toutes ses chansons démodés.
« Je veux que ta voix résonne contre ses murs. »
et son regard c’est écarquillé. et son coeur a sauté, il s’est écrasé contre le plafond immaculé. il dégouline goutte par goutte sur son visage tout froissé. les mots lui semblaient tant évident qu’il voulait en faire des chants pour n’en plus faire des liaisons qui lacèrent son coeur désenchanté. il voulait tout mettre sur le papier et le chanter à l’heure passé. C’était différent de tout, et ça te plait n’est-ce pas ? Car c’est ton coeur qui bat dans ma cage thoracique. Car c’est ton coeur qui asphyxie mon monde de doute.
Moi aussi.
Je n’ai pas envie d’être le souvenirs de quelque chose que tu as perdu.
« Je vais être inoubliable. »
les mots n’étaient pas une science exacte. il vacillait avec les âmes, chatoyait les bouches les plus brêles comme les lèvres les plus clair. les mots planter dans le crâne, et les mots inscrit sur le myocarde en pleure. les mots brutes qui cassent les silences, et les mots mélodieux qui dessinent des partitions. les éloges et les caresses qui se précipitent hors des lippes dans la colère. les mots fades et blasphèmes qui se peignent d’un regard. les non-dits et les hurlements dans la nuit. Et il y avait lui qui inscrivait au fer rouge le sceau pourpre de l’amour. ça a commencé comme ça.. car il a sauté, et il n’aurait pas cru le choc si douloureux contre le goudron mouillé. c’est toi le goudron, elyzio. c’est toi la terre, c’est le réel. qui déchire de balles les imaginaires. ça a commencé comme ça, d’un coup, sans qu’on y cri garde, ce qui s’emballe dans des mots imprononçables. faudrait pas les chanter, fredonner; effacer pour ne plus y penser. mais bordel, comme c’est douloureux de ressusciter.
D’une manière assez étrange, il avait gagné.
Il était déjà incapable de l’oublier.
Tant qu’il n’en a plus sû respirer.
Son corps bouillonne d’une flamme nouvelle. Et son être frisonne de la beauté qu’elle dégage. Il doit sué, il doit trembler. Il voudrait s’effacer. Bordel, mais qu’est-ce que c’était que ça ? Il voulait comprendre tout ses mots, les déchirer avec tant d’ardeur dans des mètres et des mètres de lettres écrit avec pudeur.
Il s’était imaginé la délicatesse, la fragilité comme des doigts se posant sur un clavier. La vérité, c’est que c’était irradiant, chatoyant, comme de la haine décuplée. Il a repenser à ses jours où elle brisait ses phalanges sur le synthé, où elle éclatait d’écarlates sur des musiques qui lui semblaient autrefois fades. la vérité, oui, la vérité, c’est que c’est brusque comme un couteau, que c’est tranchant comme le papier, que ça s’enfonce, ça tiraille, d’un démon qui dévore les entrailles. bordel, c’est quoi tout ce foutoir ? il l’avait renversé sur le parquet.
Katt est complètement sonné, quand Elyzio se lève, il mets du temps à simplement se redresser. Puis, alors qu’il passe sa main sur ce front encore chaud de cette violence, il entend cette voix comme pour la première fois alors qu’il était persuadé de la connaître depuis milles ans. il lève son visage déboussolé vers lui, et en le regardant, il compris. Il se releva en soupirant, marquant enfin une expression d’agacement, il tira une cloque de son paquet, la plaquant contre ses lèvres en ignorant au plus ce qu’il venait de se produire. il ouvrit la porte fenêtre qui menait au balcon et s’accouda à la rambarde en sortant son briquet afin de l’allumer. la clope. et d’immoler, d’immoler ses sentiments bafouant sa vie bercé par la cadence mort d’un chant qui n’existe nul par ailleurs qu’en son lui destitué.
Quand Elizio se tient à ses côtés, c’est différent. Tous les pouls qui frappent en son être, tout se dérègle et s’emmêle. Il est prisonnier de ce chaos qu’il pensait toujours capable de dompter. Il pense à s’en cramer le cerveau à toutes ses choses qu’il voudrait prononcer. Mais y’a rien qui sort. Tout le chantier, y’a rien qui veut crever dans la fumée, se dissiper. alors il a rien dit pendant longtemps. presque le temps de finir sa clope.
« moi aussi, je suis revenu d’entre les morts. » et il a tourné la tête vers Elyzio avec un sérieux blafard. « et ce n’est pas qu’une façon de parler. »
puis le silence. le bruit de la braise légère qui pète à ses lèvres. puis il jette sa clope du haut du balcon, le bruit des os qui se brisent quand elle touche le sol. les pneus qui crissent. les sirènes qui s'alarment. ça fait sans doute ce bruit là, la fin du monde. la fin d’une vie.
et le rideau est tombé derrière lui quand il est retourné à l’intérieur. et il a fredonné ce refrain de la dalida une nouvelle fois jusqu’à qu’Ely rentre à l’intérieur à son tour. là, il s’arrêta, et il le regarda.
« je me disais, peut-être qu’on s’est rencontré. tu sais, au royaume des morts. »
et il a sourit, narquois.
bousculer entre les murs du chaos, emporter comme une partition au vent, voilà où vont les effluves du temps. ici et là, parsemer sur les terres désertées. et au milieu de tout règne le vide qu’il pénètre en lui agrippant les joues. et Katt, le regarde, dominé pour la première fois depuis longtemps. dominé par les sentiments. le ventre serré, le coeur agrippé à ses pupilles qui veulent construire des empires là où le monde a cessé d’exister. régner d’une main de maître au coeur de lucifer.
« Car moi je reviens d’entre les morts. », pourquoi les mots sont si forts ? pourquoi ça tambourine ailleurs que dans son crâne qui réfléchit à chaque ponctuation ? C’était ça dont elle lui parlait milles fois dans des sons au piano qui lui semblait insignifiant ? c’était ça, la passion, plus forte que la raison ? il lui dégueule dessus des promesses de haut les coeurs, il lui crache dessus des vers tout en douceur. et y’a son front contre le sien, et il aurait presque l’impression d’avoir de la fièvre et d’en perdre son nom. Il ne contrôle plus rien. et pour ne pas dire qu’il craint, qu’il tremble entre ses mains, il dira qu’il adore ça. en fait, peut-être même plus que ça. il dira qu’il a jouit contre son parquet abimé, déraillé par toutes ses chansons démodés.
« Je veux que ta voix résonne contre ses murs. »
et son regard c’est écarquillé. et son coeur a sauté, il s’est écrasé contre le plafond immaculé. il dégouline goutte par goutte sur son visage tout froissé. les mots lui semblaient tant évident qu’il voulait en faire des chants pour n’en plus faire des liaisons qui lacèrent son coeur désenchanté. il voulait tout mettre sur le papier et le chanter à l’heure passé. C’était différent de tout, et ça te plait n’est-ce pas ? Car c’est ton coeur qui bat dans ma cage thoracique. Car c’est ton coeur qui asphyxie mon monde de doute.
Moi aussi.
Je n’ai pas envie d’être le souvenirs de quelque chose que tu as perdu.
« Je vais être inoubliable. »
les mots n’étaient pas une science exacte. il vacillait avec les âmes, chatoyait les bouches les plus brêles comme les lèvres les plus clair. les mots planter dans le crâne, et les mots inscrit sur le myocarde en pleure. les mots brutes qui cassent les silences, et les mots mélodieux qui dessinent des partitions. les éloges et les caresses qui se précipitent hors des lippes dans la colère. les mots fades et blasphèmes qui se peignent d’un regard. les non-dits et les hurlements dans la nuit. Et il y avait lui qui inscrivait au fer rouge le sceau pourpre de l’amour. ça a commencé comme ça.. car il a sauté, et il n’aurait pas cru le choc si douloureux contre le goudron mouillé. c’est toi le goudron, elyzio. c’est toi la terre, c’est le réel. qui déchire de balles les imaginaires. ça a commencé comme ça, d’un coup, sans qu’on y cri garde, ce qui s’emballe dans des mots imprononçables. faudrait pas les chanter, fredonner; effacer pour ne plus y penser. mais bordel, comme c’est douloureux de ressusciter.
D’une manière assez étrange, il avait gagné.
Il était déjà incapable de l’oublier.
Tant qu’il n’en a plus sû respirer.
Son corps bouillonne d’une flamme nouvelle. Et son être frisonne de la beauté qu’elle dégage. Il doit sué, il doit trembler. Il voudrait s’effacer. Bordel, mais qu’est-ce que c’était que ça ? Il voulait comprendre tout ses mots, les déchirer avec tant d’ardeur dans des mètres et des mètres de lettres écrit avec pudeur.
Il s’était imaginé la délicatesse, la fragilité comme des doigts se posant sur un clavier. La vérité, c’est que c’était irradiant, chatoyant, comme de la haine décuplée. Il a repenser à ses jours où elle brisait ses phalanges sur le synthé, où elle éclatait d’écarlates sur des musiques qui lui semblaient autrefois fades. la vérité, oui, la vérité, c’est que c’est brusque comme un couteau, que c’est tranchant comme le papier, que ça s’enfonce, ça tiraille, d’un démon qui dévore les entrailles. bordel, c’est quoi tout ce foutoir ? il l’avait renversé sur le parquet.
Katt est complètement sonné, quand Elyzio se lève, il mets du temps à simplement se redresser. Puis, alors qu’il passe sa main sur ce front encore chaud de cette violence, il entend cette voix comme pour la première fois alors qu’il était persuadé de la connaître depuis milles ans. il lève son visage déboussolé vers lui, et en le regardant, il compris. Il se releva en soupirant, marquant enfin une expression d’agacement, il tira une cloque de son paquet, la plaquant contre ses lèvres en ignorant au plus ce qu’il venait de se produire. il ouvrit la porte fenêtre qui menait au balcon et s’accouda à la rambarde en sortant son briquet afin de l’allumer. la clope. et d’immoler, d’immoler ses sentiments bafouant sa vie bercé par la cadence mort d’un chant qui n’existe nul par ailleurs qu’en son lui destitué.
Quand Elizio se tient à ses côtés, c’est différent. Tous les pouls qui frappent en son être, tout se dérègle et s’emmêle. Il est prisonnier de ce chaos qu’il pensait toujours capable de dompter. Il pense à s’en cramer le cerveau à toutes ses choses qu’il voudrait prononcer. Mais y’a rien qui sort. Tout le chantier, y’a rien qui veut crever dans la fumée, se dissiper. alors il a rien dit pendant longtemps. presque le temps de finir sa clope.
« moi aussi, je suis revenu d’entre les morts. » et il a tourné la tête vers Elyzio avec un sérieux blafard. « et ce n’est pas qu’une façon de parler. »
puis le silence. le bruit de la braise légère qui pète à ses lèvres. puis il jette sa clope du haut du balcon, le bruit des os qui se brisent quand elle touche le sol. les pneus qui crissent. les sirènes qui s'alarment. ça fait sans doute ce bruit là, la fin du monde. la fin d’une vie.
et le rideau est tombé derrière lui quand il est retourné à l’intérieur. et il a fredonné ce refrain de la dalida une nouvelle fois jusqu’à qu’Ely rentre à l’intérieur à son tour. là, il s’arrêta, et il le regarda.
« je me disais, peut-être qu’on s’est rencontré. tu sais, au royaume des morts. »
et il a sourit, narquois.
à 16:57 le 13/01/2020
Les yeux de Sam ne se décrochent pas de son téléphone, bien que ça n’aidait pas son mal de crâne à se calmer. Parce que oui, elle était complètement exploser après s’être mit ce qu’on appelle communément, une race. Elle attendait patiemment que la jeune asiatique lui réponde tout en faisant d’autre chose sur son téléphone. Elle avait le toc d’aller directement sur instagram afin de passer le temps avec les images qu’elle like très peu contrairement à ce qui se fait habituellement. Elle n’aimait like les choses, déjà car beaucoup prenait ça pour un signe. Mais ce n’était le cas que parce qu’elle était jolie. Si elle n’avait ressemblé à rien, personne ne viendrait dans ses dms. Elle ne likait rien, simplement car elle n’aimait l’idée même que la facilité du like soit tel que, personne n’y résiste.Alors elle sombrait, sombrait dans les abysses du réseaux sans jamais clamer tout haut qu’elle aimait certaines photos.
Ollie lui, venait frôler cette peau délicate de ses lèvres magnifiquement décoré d’un sourire léger. Bien sûr, il la préférait ainsi, dans sa grâce et son élégance, dans sa préciosité et sa bienveillance. Dans ses quelques manis qui l’amusait plus qu’il n’en disait. Il l’aimait, et ça se voyait. Ses lèvres se mirent à brûler sur sa peau alors que ses yeux cherchaient en se fermant, une vision bien plus douce encore que l’écran de Samuel. Elle ne se mit qu’à rire un peu, ne voulant pas immédiatement entrer dans son jeu. Mais, dieu qu’elle savait qu’elle ne lui résistait. Parce qu’elle l’aimait. Mais plus encore, elle aimait sa musique. Les quelques arpèges à sa voix, les quelques douceurs à ses doigts quand il caresse sa guitare. Comme elle aimait la musique, Sam.. Plus fiévreux que les liaisons amoureuses. Elle en était folle, au point qu’elle ne pouvait concevoir d’aimer quelqu’un qui n’aimait pas la musique. Non, en fait c’est pire. C’est qu’elle n’aime personne hormis la musique. Tout ce qui l’attire chez Ollie, c’est quand il la détruit d’être meilleur qu’elle dans ce domaine qu’elle désire, qu’elle aime.
Finalement, une réponse, qui fit agrandir les yeux innocents de la gamine. Magnifiques yeux bleus qui se concentrent sur l’écran.
"Ce n'est pas grave !"
"Oui, ça va, on a eu quelques clients."
"J'ai croisé ton ami, il était amoché, le pauvre.."
La dernière réponse froissa ses traits et lui retira son sourire. Elle n’était pas au courant, il s’était passé quelque chose. Ollie qui lisait bien évidemment les messages par dessus son épaule réagit immédiatement à la vue des messages de la fameuse Hyejin. « Oh, elle parle de Matt. Ouais, y’a Gast qui m’a prévenu, il s’est fait attaqué par un mec apparemment. Il a rejoint les autres au qg la gueule éclatée. Il a pas voulu en parler, et Gast à bien fait de pas insister. » Sam tourna la tête vers lui, baissant un peu son téléphone, le visage se fermant légèrement pour ne pas montrer qu’elle était en vérité inquiète. Mais Ollie savait, il lisait dans ses yeux. « Il va bien tu crois ? J’espère qu’il n’a pas trop de problème. », Ollie rétorqua directement ; « Ca va aller, il est plus fort qu’il ne le pense. Puis, je pense pas… Au pire, si ça va vraiment pas j’irais le voir. » Quelques secondes passèrent avant que Sam ne se voit rayonnante par l’apparition d’un sourire radieux. « Je reconnais bien là l’ancien chef de gang. Matt a toujours été particulier pour toi. Avant que je n’arrive, c’était lui, ton chouchou.. D’ailleurs, dernièrement, j’ai l’impression qu’il ne me déteste plus tant… C’est une bonne chose. Je suis contente. » Ollie avait rougit face aux mots de la frêle gamine entre ses bras. Sam n’en donnait vraiment pas l’air avec ses talons haut et ses airs la plupart du temps, détachées, mais elle avait réellement le coeur dans la main. Et puis, même, tout simplement, quand on apprenait à la connaître, elle semblait plus sensible que n’importe qui. Elle était réellement irréelle. Il ne comprends même pas comment une fille comme avec avait pu tomber sous son charme alors qu’il n’a rien de particulier en lui, hormis la musique. Pour Sam, c’était tout ce qui comptait. Mais si c’était tout, alors Ollie ne comprenait toujours pas comment celle-ci avait pu lâcher Elyzio, le grand, magnifique, le sublime, doigts de fée qui joue la vie à même un clavier. Non, il ne comprenait pas comment leur histoire avait pu se finir, surtout que ça ne s’était pas ébruité, c’était si discret et secret, que même lui, n’en avait aucune idée. Secrètement, il espérait un jour découvrir ce qui s’est passé. Il a rit un peu. « Tu racontes n’importe quoi, Matt ne t’a jamais détesté, c’est qu’il se méfie toujours au début quand quelqu’un rejoint le gang. » Sam ne répondit qu’un “humhum”, alors que ses doigts s’étaient mit à taper sur son écran. Elle prépare déjà sa réponse.
“Tant mieux ! Je passerai peut-être un jour si tu le veux bien !”
“Oui, Matt. Merci de t’en inquiéter, c’est adorable. On vient de m’expliquer du coup, normalement ça devrait aller, il va vite s’en remettre, ne t’en fait pas ! Il a le coeur bien accroché <3”
“Désolé de te demander, mais vu que je te tiens, est-ce qu’on a des devoirs pour demain ?”
Ollie se mit à rire immédiatement à la vue du message de la jeune fille. « Tu manques pas d’air, j’pensais que tu voulais l’aider et en fait tu lui demandes les devoirs ! » Sam tourna la tête vers lui, la remarque la blessa un peu et marqua son visage de gêne. « Eh… Mais, elle est studieuse, c’est une source sur. Puis, ce n’est pas comme si je lui demandais de me filer ses cours ou quelque chose comme ça. » Ollie sourit puis lui embrassa la joue avant de coller la sienne contre celle de la jeune fille. « Samsam, je te taquine, t’inquiète. Mais tu sais, tu peux lui demander les devoirs si tu veux, mais ça ne change pas que tu ne vas pas les faire. Pourquoi tu lui demandes pas plutôt de faire de l’aide au devoir ou un truc comme ça ? En plus ça sera l’occasion de discuter autrement que par message. » Les yeux de Samuel se mirent immédiatement à scintiller par l’idée que venait de lui donner son chérie. « Ouiii ! » Alors elle retourna à son téléphone.
“En fait, est-ce qu’on pourrait pas se retrouver carrément un jour dans la semaine pour que tu m’aides ? Celui qui te convient le mieux, moi je suis toujours disponible ! Et si tu veux, je pourrais te payer, c’est pas un soucis.”