SailorFuku est un jeu de mode où tu incarnes une jeune lycéenne, dans la ville de SailorCity, au Japon.
Rencontre d'autres joueuses, évolue dans ta carrière et drague les personnages de ton choix !

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    le 10/01/2016 à 20:17

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    Modifié le 22/02/2016


    PRIVE PRIVE PRIVE PRIVE PRIVE PRIVE
    Voilà, au cas ou c'était pas clair c:



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    Cela fait peut-être deux heures qu'Effy est partie,. Valky lui n'a pas bougé, recroquevillé sur son tas d'images. Il les a toutes vues, il a vues celles sur les murs.
    Il se redresse, le contour des yeux rouge et enflé par les larmes. Il est à bout de force, seul et incapable. Instinctivement, il passe le bout de ses doigts sa cicatrice, et se laisse bercer par la forme des lettres maladroitement inscrites dans sa chair. Il réalise soudainement combien l'air de la pièce est froid.
    Il déteste tout. Il déteste chaque jour, chaque bouffée d'air qui glisse dans ses poumons, chaque cigarette. Il déteste ce monde tout entier. En silence, les yeux dans le vide, il s'enfonce les ongles dans le creux de la main. Quand il expire, son souffle tremblote. En regardant de nouveau l'image de Creed, en voyant ses yeux, son nez, ses lèvres, les larmes lui reviennent. Aah ...
    Qu'est-ce qu'il déteste l'appeler un souvenir.
    Subitement, tout se précipite dans sa tête. Il se lève d'un coup, réprimant un gémissement, et fuit en trébuchant dans la salle de bain. Tout se distord autour de lui tandis qu'il laisse ses désirs guider ses mains dans les placards. Il trouve le rasoir, s'ouvre les deux poignets sans hésiter.
    Ce n'est qu'après l'acte que la panique s'éprend complètement de lui. Il gémit de peur, peur de la mort et peur de disparaître, et se précipite pour bander ses plaies. Qu'est-ce qu'il faisait, merde ? Il commence à s'excuser en se soignant, s'excuser encore et encore, jusqu'à ce qu'il n'ait plus de voix. Il recule de peur, se cogne au mur, et s'enfuit vers la porte d'entrée. Il veut partir, vite. Mais sur le sol, il voit un message. Sur une petite image, il voit les quatre lettres 'HELP'. Il se penche sur la polaroid, et tout son esprit s'éclaircit : Creed est vivant, et ce n'est pas à Valky de l'attendre, il doit aller le chercher. Une bribe de souvenirs lui reviennent, il se souviens du nom de la fille aux cheveux violets. Alors qu'il entend presque Creed lui gémir de l'aider, il perd conscience. Il rêve toute la nuit qu'il doit le sauver.
    Le lendemain, il est à la Taverne, plus de lumière dans les yeux que le jour précédent.
    à 22:33 le 01/10/2016
    Effy avait l'impression d'être rentré à l’intérieur même des souvenirs de Creed, tout ce qu'il avait vu, ce trouvait ici, accroché au mur ou étaler sur le sol, comme pour détourner notre regard de la fenêtre, où le ciel est gris, et les immeubles délabrés.

    Creed était un artiste, un artiste blessé avec en sa possession son appareil photo comme fenêtre, comme bouclier contre le vrai monde. Comme lorsqu'on est enfant, et qu'on ne peut s'endormir dans la nuit noir, et que seule les rayons lumineux de la veilleuse nous permet d'avancer, de grandir, jusqu'à ne plus avoir peur, jusqu'à accepter que les nuits soit noires. Creed ne l'a jamais accepté, lui, il n'a jamais pu voir ce monde qu'a travers son appareil.

    Il aimait prendre les gens en photos, attraper des fragments de leur vies, pour ensuite les accrocher sur ses propres murs, pour créer sa propre vie. Effy sentit une vague d'empathie pour ce garçon inconnu, elle le comprenait tellement, lui et sa solitude.
    Ces photos, ces fragments, c'était de l'art. Ces enfants qui font leurs premiers pas dans la vie, qui apprennent à faire du vélo avec leur grand père, qui mangent une barbe à papa assis sur un banc dans un parc en compagnie de leur père, cette petite fille à Noël, qui se pressent sous le sapin, une bonne odeur de pancakes remplissant sa maison, ce ne sera jamais eux, ce ne sera jamais Creed, ni Valky, ni elle. Ce sont les autres, les chanceux.

    it seems we built this from nothing but broken dreams

    Elle n'avait même pas senti la pression de Valky sur son bras, elle l'avait remarqué que lorsqu'il se détacha d'elle, lorsqu'il laissa simplement une sensation de vide sur son bras. Elle s'accroupit à côté de lui, alors qu'il serrait dans sa main ce qu'il avait cherché depuis tout ce temps. Les larmes lui coulait le long des joues, mais il restait silencieux. Elle voulu s'enfuir, courir, oublier, boire. Elle voulait boire, elle ne voulait pas être impliqué dans tout cela, sa vie était déjà un gros bordel, un bordel qui ne voudra jamais se réparer. Elle voulu se relevait, assise là au milieu de tout ces portraits, elle se sentait prise dans un tourbillon de souvenirs, de souvenirs qui ne lui appartenait pas, qu'elle n'était pas en droit de connaître, sauf que...

    Sauf que, elle reconnut ses grands yeux en premier, on n'en distinguait pas la couleur sur la photo en noir et blanc, mais elle savait qu'ils était verts, elle le savait parce qu'elle la connaissait, qu'elle la connaissait depuis toujours, parce que ces cheveux, ce nez, cette bouche, ce visage appartient à un fantôme, un fantôme à qui elle a donné son cœur.

    Un fantôme qui l'a laissé, abandonné.

    Non, un fantôme, qu'elle a tué.

    " Do you dare to look her right in the eyes?.... "

    Elle attrapa la photo et la déchira, " TU L'AS FAIT EFFY, TU L'AS TUE "
    Elle se jeta sur le tas de photos, elle les éparpilla, et les regarda toute, elle posa un œil sur chacune d'entre elles. Elle les connaissait, elle savait d'où provenait chaque d'entre elles, et en même temps elle ne les connaissait pas, elle se sentait comme si elle avait vécu une autre vie, une vie oubliée, qui revenait par flash, par photos.

    " ... Cause they will run you down, down til the dark ... "

    Elle l'a vit encore et encore, Nia, elle était là, elle avait grandi, vieilli, elle avait vécu.
    Effy poussait des cris étouffés par ses pleurs, Valky lui ne bougeait pas, il tenait toujours la photo avec Creed et la fille aux cheveux violet. Cheveux violet. Elle la connaissait aussi. Pourquoi la connaissait-elle ? Pourquoi ?

    " ... Yes and they will run you down, down til you fall ... "

    Elle s'abandonna finalement de tout son long sur les tas de photos, elle ferma les yeux et respira. Combien de temps ils étaient resté là sans bouger ? Toute la nuit.
    Et finalement au petit matin lorsque le soleil immisça ses rayons dans la pièce miteuse, Effy s'en alla, sans un mot, Valky ne semblait pas près à partir, et elle pas prête à rester, elle ne jeta pas un dernier coup d'oeil, elle referma la porte, retourna dans ce monde, celui auquel elle s'accroche.

    " ... And they will run you down, down til you go ... "

    Le lendemain soir, elle retourna à la Taverne, et y trouvit Valky. Elle voulait se souvenir.

    " ... Yeah so you can't crawl no more. "
    à 12:53 le 01/10/2016
    La pièce était sombre, simplement éclairée par la faible lumière des lampadaires qui filtrait à travers les rideaux. Dès que la porte avait été refermée derrière eux, le souffle du jeune homme s’était figé. Cloîtré dans cette pièce inconnue, l’odeur de la poussière se mélangeait à celle du propriétaire et remontait jusqu’à sa mémoire endormie, celle qui retenait Creed loin de lui. Sa tête lui faisait atrocement mal. Ses yeux le piquaient, se remplissaient de larmes. Il laissa s’échapper un petit gémissement brisé par l’émotion, et s’agrippa au bras d’Effy comme un enfant. Il tremblait tellement qu’il peinait à resserrer les doigts autour du bras de son amie. S'il ne s'était pas raccroché à quelque chose, il serait tomber pour ne plus jamais se relever. Toute la force qu'il feignait pour rester « lui-même » s'était écroulée sous lui, ne laissant que sa faiblesse et son corps couvert de cicatrices. C'était comme si elles s'étaient toutes rouvertes, comme si il se vidait de son sang.

    “I want to breathe, I hate this night.”

    Il glissait les yeux sur les images accrochées partout sur les murs, cherchant désespérément le visage de Creed, ou bien le sien. Et d'un coup, en posant les yeux par terre, ses tremblements se calmèrent, ses pupilles se dilatant un peu.

    "I want to wake up, I hate this dream."

    Il lâcha Effy, et avança prudemment vers une pile désorganisée d'images polaroid, l'appareil maladroitement posé à côté. Il s'immobilisa quelques secondes avant de doucement se baisser pour fouiller dans le tas. Dans ces photos, on voyait des troupes de gens inconnus, des paysages étranges et parfois, rien. Il continua néanmoins de creuser avec une attention hors du commun, n'entendant plus rien autour de lui.

    "I’m trapped inside of myself and I’m dead."

    Et finalement, il mit la main sur une image poussiéreuse et il sentit presque son cœur s'arrêter. Dans la petite image, Valky était là, endormit. Il tourna la tête vers le polaroid. Il connaissait cet appareil, il l'avait déjà vu, déjà touché. Creed n'était pas une illusion et leur histoire non plus. Cette photo serrait son cœur comme jamais, la pression s'installait en lui. Il se replongea alors maladroitement et plus rapidement dans l'inspection des images.

    "It’s dangerous how wrecked I am."

    Une certaine photo était maintenant dans ses mains qui tremblaient autans qu'avant. Il avait le regard défiguré par les larmes alors qu'il était recroquevillé sur lui-même, en petite boule. Il était secoué de spasmes réguliers, comme si il réapprenait à respirer. Sur l'image, il y avait Creed, assit, qui regardait l'objectif à côté d'une femme aux cheveux légèrement violets.

    "Save me because I can’t get a grip on myself.
    Please raise your voice, "

    Des petits gémissement inarticulés s'échappaient parfois de ses lèvres. Valky ne savait plus si ce qu'il ressentait était de la joie ou de la tristesse, tans son cœur était déchiré. Creed avait maintenant un visage, une odeur et un nom. Il sentait toute la fatigue de ces derniers jours lui tomber soudainement sur la tête, mais il était trop troublé pour s'endormir. Il avait l'impression que plus jamais il ne se coucherait, et qu'il attendrait là que son amour revienne. Il ne pouvait pas être mort.

    "So that I can laugh again. "
    à 13:54 le 18/09/2016
    Les boules de lumières au bord de la route, imposantes armatures, deviennent de simple silhouettes dans le rétro, avant de terminer leur chemin dans l'invisible.
    Effy tapotait nerveusement son doigt sur le volant. Personne n'avait osé prononcer un mot, et cela lui convenait. Une sensation de malaise s'était immiscée en elle, et s'était nichée dans son ventre, se nouant tel un serpent autour de son estomac, se resserrant, encore et encore, comme un nœud coulant.
    Elle n'avait aucun mal à mentir aux gens, elle avait juste peur de ce qui se passait quand ils le découvraient. En général, lorsque cela arrivait, elle avait disparu. Mais aujourd'hui c'était différent, elle se sentait vulnérable, emprisonnée dans son mensonge. Valky était la seule personne avec qui elle se sentait bien ces derniers temps, elle ne souffrait pas vraiment de la solitude en général, mais avoir un compagnon, quasi muet ou pas, lui faisait du bien.

    " Maybe then I'll fade away and not have to face the facts ... "

    Elle posa son coude sur le rebord de la fenêtre, la main posée sur le front. Valky bougea légèrement à côté d'elle, elle le regarda. Il ressemblait à un enfant, celui à qui on a promis une sortie à Disneyland. Des mois qu'il ne parle que de lui, qu'il pense à leur rencontre. Seulement, il ne découvrira qu'un appart, vide et moisi, sans la moindre trace de vie récente. Disneyland se transformera en

    Elle se focalisa de nouveau sur la route, elle était las, fatigué. Cette route semblait sans fin, sans lendemain. Elle ferma les yeux et se laissa un moment de repos, un tout petit moment ...

    - Effy, que s'est-il passé cette nuit, sur l'autoroute / Il y a eu un accident ... / Pas seulement, l'accident c'est le décor, je veux connaître les personnages. / Nia et moi, on voulait être libre, on voulait être ensemble. / Qu'est-ce qui a empêcher cela ? - L'accident. / Non, Effy, tu as empêcher cela. Tu es simplement trop ancrée dans tes propres mensonges. Qui conduisait la voiture ? / Moi. Je suis l'accident.

    Elle revit toute la scène, Nia se tenait à ses côtés, comme Valky le faisait en ce moment même, on voyait la peur dans ses yeux. Et puis elle disparu, dans un flash, et une douleur lancinante dans sa poitrine l'empêcha de respirer. Elle se sentit sombrer, sombrer...

    " It's not easy facing up when your whole world is black "

    " Écrase pas le chat ! " Effy secoua sa tête et tourna violemment le volant pour éviter la boule de pwals qui s'enfonça dans le renfoncement de la route dans un feulement énervé. Elle mit quelques secondes à comprendre qu'elle s'était assoupie. Elle reprit sa respiration, tentant de faire comme si rien ne s'était passé. Elle suivit les instructions de Valky, et elle se gara finalement sur un parking quasiment désert, entouré par de grande barre d'immeuble triste et macabre, en fin de vie. A la sortie de la voiture, ses jambes tentèrent de se dérober, et elle dut s'appuyer à la voiture. Son visage plus pâle que d'habitude lui rendait son regard dans la vitre. Ce n'était pas la première fois qu'elle revoyait la scène, mais d'habitude, elle était le camion.
    Valky ne semblait rien avoir remarqué, ses yeux étaient focalisés sur l'imposante masse de béton, il s'avançait avec précaution vers la porte du hall d'entrée. Effy le rejoignit, et gravit les quelques marches qui leur barraient le chemin. Valky introduit la clé, dans la serrure, et Effy jeta un coup d’œil aux sonnettes. " Creed Helwart - 3 ème étages, Porte 19. "
    Ils rentrèrent ensemble dans le bâtiment, et la porte se referma derrière eux, dans un grincement.
    à 12:15 le 08/08/2016
    Valky, assit sur son siège, regarda la jeune femme se pencher de son côté de la voiture, le côté droit, son "territoire actuel". Pour atteindre la boîte à gant, qui était à l'exacte opposé d'elle, il fallait bien. Qu'est-ce qu'elle cherchait dans sa bagnole de toutes manières ? Il n'y avait que des pétards et des capotes. Quand elle tomba sur ces dernières, il avait déjà ouvert la fenêtre et s'y était accoudé. Il souffla sa fumée dehors, et la regarda s'envoler et disparaître dans la nuit.
    - En moins 200 plutôt. Bientôt je vais devenir impuissant tu vas voir, ricana-t-il.
    Qu'est-ce qu'il lui arriverait au pire, hein ? Rien de bien différent. Si l'envie lui venait, il irait juste voir des gars et devenir la donzelle de l'équipe. Il l'avait déjà fait avant, avec 'lui'. Juste pour 'lui', dont il ignorait maintenant tout, il était devenu une saleté de nana qu'on pousse sur le lit et qu'on fait hurler toute la nuit. Il avait fait ça parce qu'il l'aimait. Mais qui est-ce qu'il aimait ?
    Il étouffa un rire à entendre Leah parler de la taille.
    - Tu t'y attendais pas hein ? Je suis un sacré bout de chair, comme ils disent dans Roméo et truc. Je te confie un autre truc incroyable, tien. Quand je le fais avec des mecs, c'est moi en dessous.
    Il tira sur son joint et expira par la fenêtre alors qu'il se prenait l'air frais dans la figure. Il adorait cette sensation, même si il ne le montrait pas.
    - Là, à droite.
    Aussitôt dit, aussi tôt fait. La voiture se tourna presque sur le côté dans le virage. il s'accrocha avant de tourner à la "poignée de plafond" et ne bougea pas d'un poil.
    - Gauche. Gauche. Là. Écrase pas le chat. Tu vois tous les immeubles qui dépassent ? Par là. Et après ... c'est lequel déjà ...
    Il tapait frénétiquement du pied, tirait plus fort sur son joint au point d'en rallumer vite un autre. Il était partagé entre excitation et terreur. Il était trop loin pour repartir, ceci-dit.
    - Stop, dit-il quand ses yeux étaient posés sur un petit immeuble d’apparence vieux, où presque toutes les fenêtre étaient éteintes. Il y avait quoi, cinq, six étages ?
    à 18:55 le 09/03/2016
    Effy : * Il faisait nuit noir, et un vent glacial vint les accueillir à leur sortir du bar. Elle suivit son compagnon jusqu'à la voiture, et lui fit un clin d’œil lorsqu'il lui rappela l'existence des freins. Elle s'engouffra dans la bagnole, et jeta un coup d’œil à la boîte à gant, elle y trouva un paquet de capote et elle se mit à ricaner. * Laisse-moi devinez, la dernière fois que tu t'en ai servis c'était en 1954. * Elle remit la boîte à sa place, et trouva ce qu'elle cherchait, un paquet de clope. La dernière qu'elle avait prise était loin dans la matinée, et la sensation de la fumée s'engouffrant dans ses poumons lui manquait. Elle en mit une entre ses lèvres et l'alluma, l'actionnement du briquet éclaira le magnifique visage de la jeune fille, qui arborait son célèbre sourire. Elle tourna la clé, et le moteur, bien qu'avec difficulté, se mit en marche. Ils sortirent du parking, et ce fut seulement lorsque le bar eut disparu, qu'elle se tourna vers lui, sa cigarette entre ses longs doigts. * C'est bizarre, j't'imaginais pas faire du XXL. * Sans attendre la réaction de Valky, elle appuya sur la pédale d'accélération, et il s'éloignèrent sous le regard bienveillant de la lune. *

    * La plupart des personnes se retrouveraient en sueur si ils devaient se retrouver dans une voiture conduite par Effy Griffin. La jeune fille avec un taux d'alcoolémie bien supérieur à la norme autorisée, aimait prendre de la vitesse. Sur un air des Beatles, une clope entre les lèvres et une main au dehors, elle se sentait libre. Les arbres, de chaque côtés de la route défilait si vite qui en devenait invisible, ils était seuls sur la route, seuls au milieu de l'obscurité, seuls contre le monde, seuls à la recherche de la vérité. *
    à 10:45 le 25/02/2016
    Silence. Il était accoutumé à cette ambiance pesante et simple, si bien qu'elle ne lui faisait plus rien depuis longtemps. Elle pouvait se taire autans qu'elle voulait, cette Effy, il savait qu'elle disait un truc après avoir réfléchit. Il lui donna donc le temps d'analyser, comprendre et penser à ce qu'il venait de dire et proposer. Et ce qui sortit des lèvres de sa jolie complice était ce qu'il voulait entendre. Pas un oui, pas un non, juste la promesse de faire ce qu'elle voulait. Il se leva, tentant de récupérer les clés que la jeune femme s'amusait à lui voler. Il se résigna vite à les récupérer, laissa échapper un petit rire qu'il perdu vite et dit dans un soupir amusé :
    - Est-ce que c'est normal d'être plus rassuré que tu me violes que tu conduises ?
    Il ne la regarda pas partir, posa juste l'argent sur le comptoir et sortit du bar les mains dans les poches.
    - Garde-le, lança-t-il au serveur.
    Ses yeux étaient plus vivants que quand il était arrivé. Il était terrifié, ça se voyait à ses mains qui tremblaient sans qu'il puisse ou essaie d'y faire quoi que ce soit, mais tout aussi bien impatient de finalement découvrir ce qui se cachait sous le nom "Creed". Il lui aura fallut un mois pour trouver la moindre chose sur lui. C'était son nom de famille, Helwart. Effy l'avait trouvé dans des documents, elle lui avait dit que c'était tout ce qu'il y avait sur la feuille. Il l'a crue. Et pas plus tard qu'hier, il avait trouvé son adresse. Évidemment, le disparut n'y a surement pas mit les pieds depuis des lustres, mais Valky n'avait besoin que de se souvenir de lui. Un numéro, une photo, quelque chose pour réveiller la partie de son cerveau qui, vraisemblablement, dormait avec une partie de sa mémoire. Juste ça.
    Mais c'était déjà beaucoup à demander.
    - Assure toi juste qu'on survive jusque là-bas, et tu peux conduire tout ce que tu veux.
    Il inspira une grande bouffée d'air, et se dirigea vers une voiture garée derrière le bar. Il la laissait là tout le temps, et le gérant en avait rien à faire.
    Elle n'était pas loin, il y était en vingt pas.
    - N'oublie pas que le frein sert à quelque chose, aussi, dit-il en attendant qu'elle ouvre la bagnole.
    Il alluma une nouvelle cigarette, et rentra quand c'était ouvert.
    à 19:10 le 24/02/2016
    Effy : * Elle ne dit rien, mais son sourire avait disparu sans laisser de trace. Elle porta une nouvelle fois le breuvage à ses lèvres et l'avala d'une traite. Creed. Cette personne, qui que se soit, réelle ou pas, ne voulait pas être trouvé. Et pourtant Valky s'obstinait à la chercher, jour et nuit. Elle l'avait aidé au début, elle lui avait promis de jeter un coup d’œil dans les dossiers de son père bien qu'elle avait toujours pensé que c'était juste une conséquence des quantités de drogue qu'il avalait, ou alors sa solitude. Elle avait déjà eu plus d'un ami imaginaire elle aussi.
    Mais la vérité fini toujours par être dévoilée, et souvent, elle est plus laide que les mensonges. Lors d'un après-midi orageux, elle découvrit qu'il existait bel et bien un certain Creed Helwart, un humain comme vous et moi, mais qu'il était déclaré mort depuis un an désormais. Après cette découverte, elle était sorti et avait couru sous la pluie, jusqu'à qu'elle tombe de fatigue.
    Plus les jours passaient, et plus elle hésitait à lui dire. Mais elle se retenait, au moins, il avait quelque chose à quoi s'accrocher. Elle pourrait se jeter d'un toit, personne ne la regretterait. Son père, lui-même serai plus occupé à résoudre l'enquête du " Est-ce un suicide ou un meurtre ? " plutôt que de la pleurer.
    Elle lui jeta un regard. Elle savait qu'il irait, quoi qu'il arrive, et même si elle croyait moyen à sa découverte, elle ne pouvait le laisser y aller seul. Elle étira ses bras en l'air, puis attrapa les clés dans la poche de Valky. Il tressaillit à son toucher, même léger, et elle ne put s'empêcher de rire et de lui pincer les fesses. Il se leva, et tenta de récupérer ses clés, mais elle les mit dans son dos. * Il est prouvé que la drogue à des effets plus néfaste que l'alcool sur les conducteurs, et crois-moi, te violer n'est pas mon seul but dans la vie. * Elle attrapa sa veste et s'éloigna vers la porte. * Oublie pas de claquer ton fric pour mes vodkas.
    à 20:44 le 23/02/2016
    Valky s'était redressé, les coudes sur le comptoir, une main près d'un verre que lui avait envoyé Effy, l'autre partant chercher la cigarette qui se consumait elle-même entre ses lèvres. Il n'avait besoin que de cette douce fumée pour le garder en un morceau. Il tira sur son joint avant de faire tomber la cendre dans le cendrier en verre. Quand la jeune femme parla de "sauter" une certaine personne, il aurait voulut s'enfoncer cette cigarette dans la gorge et crever. Non, il n'avait touché personne depuis bien longtemps, il avait essayé, mais il finissait par perdre ce qu'il restait de sa raison. Juste la sensation d'être touché ou de sentir une peau étrangère lui donnait des nausées. On lui avait déjà dit qu'il devait être haptophobe. Il ne l'était pas.
    Quant à Effy, il lui cracha presque à la figure.
    - Comment veux-tu que je la saute.
    Ses doigts glissaient sur une affreuse cicatrice qu'il portait à son poignet. On pouvait lire le nom "Creed" sur sa peau. Son pouce passait frénétiquement sur chacune des lettres sans les regarder. Il ne pouvait pas oublier la douleur qu'il avait ressenti quand il l'avait gravé là. Il ne DEVAIT pas l'oublier. Pas une minute, pas une seconde, sans quoi il risquerait de la perdre à jamais. Après tout, c'était presque tout ce qu'il restait de 'lui', ça et cet affreux désir qui mutait chaque seconde en douleur. Cette personne, ce Creed dont il s'efforçait tans de se souvenir, avait laissé plus qu'une cicatrice. Alors pourquoi ? Pourquoi n'arrivait-il pas à se souvenir de sa voix, de son visage ? Pourquoi ce nom avait épuisé toutes ses larmes au point qu'il soit devenu incapable de pleurer ? Il savait pourquoi. Il l'aimait, il aimait quelqu'un qui avait aussi bien disparut de ce monde que des souvenirs des autres.
    Creed, il n'existait que pour lui.
    - Aujourd'hui, dit-il enfin en s'efforçant de ne pas montrer sa peur dans sa voix.
    Il leva les yeux vers les bouteilles bien alignées du bar, inspira tout le poison qui lui fallait pour déballer autre chose et expira en fermant les yeux. Il lui fallait juste un peu du courage qu'il avait perdu ...
    - Aujourd'hui, j'ai trouvé l'endroit où vivait Cr-
    Mais à chaque fois qu'il voulait prononcer ce nom, sa voix se nouait. Il ravala toutes ses émotions en se mordant la joue jusqu'à sentir le doux goût du sang, et se jura de les faire disparaître.
    - Creed. J'ai les clés, j'irai ce soir, là. Viens si ça te chante.
    à 19:42 le 23/02/2016
    Effy : * Elle en était a sa troisième vodka, et avait déjà avalé un bon kilo de cacahuètes lorsque Valky fit son apparition sur la chaise à sa gauche. Il semblait agité,
    quelque chose le préoccupait. Le verre aux lèvre, elle leva un sourcil interrogateur à son attention. Il semblait ne pas avoir dormi depuis des mois, et elle n'aurait pas été étonné si cela avait était le cas : Si il y avait bien une personne encore plus malheureuse qu'elle, c'était Valky. Elle reposa son verre, le garçon n'avais pas encore prononcé un seul mot, il se contentait de fixer à travers elle.
    Ils s'étaient rencontrés il y a un mois à peine, dans ce même bar. Mais elle semblait le connaître depuis toujours, quelque chose chez lui, lui rappelait un passé oublié. Ils se parlaient peu, presque seulement avec des gestes ou des sourires. Ils n'évoquaient pas leur passé à voix haute, mais tout deux connaissait celui de l'autre. Ils formaient un couple étrange, deux âmes perdus, se retrouvant tout les jours dans ce bar.
    La fille encaissant verre sur verre, buvait comme un dromadaire, mais ne semblait jamais sortir du bar éméchée. Le garçon fumant cigarettes sur cigarettes, semblait se perdre dans sa propre fumée, il était à la recherche d'une route, qui semblait toujours trop lointaine pour lui. Ils étaient brisés, et avec les seules pièces qui leur restaient ils tentait de construire, ensemble, un puzzle intact.
    Avec un sourire, elle fit glisser son verre sur le comptoir dans sa direction. Il sembla reprendre ses esprits et l'attrapa au dernier moment pour ensuite le boire cul sec. Effy avait déjà commander une autre boisson lorsqu'il reposa le verre. " Je paye ce soir ". Amusée, elle prit une poignée de cacahuètes. * Quel gentleman. * Elle lui sourit avant d'ajouter. * J'imagine que tu l'as toujours pas sauté.
    à 15:04 le 23/02/2016
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